ACTE V, SCÈNE VI
Le jeu , plus que jamais , renrichit eu ce jonr. Et moi , sentant qu'enfin mon soit n est plus le même, Que je puis, au contraire, enrichir ce que j*aime, J*ai tout dit à mon père. Il approuve mon feu, Et consacre à son fils tout le produit du jeu« Mme DE ROSELLfe.
Cest le placer fort bien.
M. BELFOftT.
Ce n*est pas tout encore.
On aime à se vanter de ce qui nous honore. J*ai parlé des bontés que vous aviez pour moi ; Et je vous ai nommée... « O ciel ! dit-il, eh quoi? « Madame de Roselle ! Elle doit m*étre chère : « Une tendre amitié m*unissoit à son père. » Enfin il veut vous voir, il veut vous consulter. M<ne DE ROSELLE.
Un tel empressement a droit de me flatter.
M. BELFORT
Sur moi, dit-il, il a quelques desseins en tête. Ainsi vous comprenez le sujet qui l'arrête. Avant de voir personne, il voudroit vous parler.
^ Mme DE ROSELLE.
Au bois de Rochefort hâtons-nous donc d*aller.
Ah ciel ! je vois venir l'adorable Angélique : Permettez qu*avec elle une fois je m'explique.
Mme DE ROSELLE.
Pas encor.
M. BELFORT
Je voudrois savoir si , dans le fond ,
On m'aime.
Mme DE ROSBLLfi.
L'on vous aime, et je vou» en répoiMl. Laissez-moi lui parler.