‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 170 sur 424 · ACTE II, SCÈI9E IVv i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈI9E IVv i

Et moi , j'écoaterois pendant d«8 jours entiers. Je prends le plus souvent leui's récits pour des fables; Car ils ont toujours vu des choses incroyables. Êtes-vous voyageur, dans la force du mot?

mB« n'oapBUiL.

A quelque chose près.

JUSTINE, à part.

Florville n'est point sot.

M. t'oRFBUlL.

Contez-nous donc, monsieur, quelque étonnante histoire.

M. d'oblanob.

A quoi bon vous conter? Vous ne voulec nen croire» Monsieur.

M. H'OBFEUIL.

Il est bioi vrai que je suis prévenu ; Mais je ne vous veux pas traiter en inconnu : Alons , je vous croirai , je le promets d'avance. De quel pays, monsieur, étes-vous?

M. d'oblanob.

De Provence.

M. d'obpbuil.

De Provence? Voyez ! je ne l'aurois pas cm : Vous n'avez point l'accent.

M. b'oalanoe.

C'est que j'ai tant couru!

En voyageant, l'accent disûnue et s'efface.

j u s T I N E , 6a« , â M maltivsfe.

il ment fort bien!

Mtte liOKWBViL, bas à Justine,

Avec trop d'aisance et de grâce.

a46 LES CHATEAUX EN ESPAGNE.

M. O'ORFBUIL.

Vous avez donc bien vu du pays?

M. D*ORLANOE.

Vous riez , Monsieur; mais cependant , tel que vous me voyez, J'ai déjà parcouru presque l'Europe entière.

M. n'oRFEUIL.

L'Europe ?

« JUSTINE, à part.

Il n*a pas vu, je gage , la frontière.

M. n'oRFl^UIL.

Comment voyagez-vous ?

M. D*ORLANGE.

De toutes les façons.

Suivant les temps , les lieux et les occasions , Par eau, comme par terre, à cheval, en voiture, A pied même, pour mieux observer la nature.

JUSTINE

Monsieur semble , en effet, curieux d'observer.

Mlle d'orfeuil.

Et chacun en cela ne peut que l'approuver : On voit bien mieux de près.

Je vous attends à table, Monsieur: de questions d'abord je vous accable.

M. d'or LANGE.

De questions, monsieur? Ma foi, je mangerai , Je le sens , beaucoup plus que je ne conterai. Grâce jusqu'au dessert.

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