ACTE III, SCÈNE II
mU« d'or peu il.
Que vous me rappelez un touchant souvenir! Une mère ! pardon , je ne puis retenir Mes pleurs...
M. DE FLORVILLE
Les retenir! Pourquoi, mademoiselle?
Ah ! gardez- vott8-6n bien; la cause en est trop belle; Et croyez qu'avec vous plutôt je pleurerois : Qui connut vos plaisirs doit sentir vos regrets. J'éprouve en ce moment un charme inexprimable : Non, je n'ai jamais eu d'entretien plus aimable. Hélas, pourquoi faut-il que des moments si doux S'échappent aussi vite!
mH» d'or F bu il. .
Il ne tiendra qu'à vous. Monsieur, de prolonger...
M. DE FLORVILLE
Ah ! mon unique envie Eût été de passer ici toute ma vie :
Mais peut-être en ces lieux n*ai-jè que peu d'instants... L'autre étranger ici restera- t-il long-temps. Mademoiselle?
mI1« d'orfeùil.
Eh mais... je l'ignore. Mon père Fera près de vous deux tons ses efforts, j'espère; Et... nous reparlerions de l'emploi de nos soirs.
M. DE FLORVILLE
Et, tout en rappelant les soins et les devoirs Auxquels nous avons vu tant d'heures consacrées, Nous passerions encor de bien douces soirées.
mS« d'orfeuil.
Mais voici fétranger.
M. DE FLORVILLE
Il est toujours riant.
mDa dorfeuil Oui...
M. de florvillÈ, à part.
Comme elle paroit émue en le voyant !