‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 190 sur 424 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

mademoiselle D'ORFEUIL, M. D'ORLANGE.

M. d'oRLANGE'

Au fait, je n'ai rien vu de tout cela : qu'importe?

mQa d'orfeuil.

Pourquoi donc, en ce cas, feignez-vous de la sorte?

M. d'or LANGE.

J'ai si peu de moments à passer près de vous ! Et j'irai perdre, moi, des instants aussi doux !...

MDe d'or F EU IL.

Eh mais! la fiction vous paroit familière. Monsieur.

M. DORLAN6E.

Ah! pardonnez : ce sera la dernière.

J'ai bien vu des châteaux pareils à celui-ci, Mais rien de comparable à ce qu'on voit ici.

mU« d*orfeuil.

Je croyois que monsieur aimoit la promenade.

M. d'orlange.

D'accord ; mais tel plaisir est insipide et fade ^rès d'un plaisir plus grand. Je l'aime, j*en convien ; Mais j'aime encore mieux un touchant entretien... Non pas celui d'hier : oubliez-le , de grâce ^ Tel qu'un songe léger que le réveil efface : Car je suis bien changé depuis hier.

Mlle d'orfeuil.

Sit6t?

Je ne le croyois pas.

M. d'orlange.

Ah ! souvent, il ne faut Qu*uu instant, qu*un coup d'œil. Une seule étincelle Cause un grand incendie. Hier, mademoiselle, J'étois un voyageur, distrait, toujours errant , Qui jamais ne se fixe, et voit tout en courant. Mais ce matin.. .

Mlle D*ORFEUIL.

Eh bien ?

M. d'orlange.

Quelle métamorphose

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