ACTE II, SCÈNE XIV. ia
Vous venez pour parler à monsieur Dobria^^?
LE GRAND COUSIN
Oui , monsieur: c'est l'objet de notre \ob^ voyage; Car nous venons d'Arras, pour le voir seulement.
CBARI.B.
En vérité, j'admire un tel empressement; Et je ne doute pas qu'à monsieur il ne plaise.
LE TROISlÈnfB COUSIN.
Le cousin de nous voir sera, je crois, bien aise.
CHAALE.
Le connoîssez-vous?
LES QpATRK COUSINS.
Non.
LE GRAND COUSIN, dttnmir important.
Ils ne l'ont jamais vn ; Mais mon air au cousin pourvoit être canna. Je l'allai voit* alors qu'il faisoit son commerce. En..., n'importe : il vendoit des étoffes de Perse!... Dame aussi , le cousin est riche à millions ; Et nous sommes encor gueux comme nous étions. -^
CBAULB.
Êtes- vous frères, tous?
LE GRAND COUSIN
Il ne s'en faut de guères.
Voici mon frère à moi : les trois autres sont frères. Mais nous sommes cousins, tous issus de germains. Comme il «st constaté par ces titres certains,
{déployant ses papiers. ) Sur-tout par ce tableau... Mon frère est géographe.
LE DEvxiÈKB cov SI S ^ ovec foTce révirences. Pour TOUS servir : -voici mon nom et mon paraphe. {déroulant tctrbre généaiotfkjfue , et lefcàsantvoirà
Charte.) Boch-Nicodéme Armand (c*est notre aîeul commun ,
{ils âtent tous leurs chapeaux.) La souche) eut trois garçons; mon grand-père en est un- Sa fille, Jeanne Armand, contracta mariage. Comme vous pouvez voir, avec Paul Dubriage, Le père du cousin.
c H A R L E , suivant des yeux sur tcurbre généalogique.
Arrêtez donc un.peu. Je vois plus près, tout seul , Pierre Armand yun^neveu : Il exclut les cousins; la ch(»e p^roit claire.
LB OEUXiÈME coTJSiVi , embarrassé.
Oui; mais... Frère, dis donc...
LE GRAND COUSIN
Nous ne le craignons guère.
CHAR LE
Pourquoi?
LE GRAND COUSIN
Par le cousin il est fort détesté.
Et vraisemblablement sera déshérité.
CHARLE
Fort bien !