‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 348 sur 424 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

Elle sait que monsieiir est un homme de bien , TJn sage; elle a dès-tors composé son maintien , £t vient jouer ici la vertu, l'innocence.

Mm« BVKARU.

Quoi ! ce seroit un jeu que cet air de décence? Il est vrai que d^Ârmand elle parle fort peu.

M. DUBllIAGE.

J'ai défendu qu'on dit un seul mot du neveu.

▲ MBROISE.

Si c'étoit son époux, vous o5éiroit-eUe?

Mn« EVRARD.

A semblable promesse on n'est pas très fidèle. Où donc est ce neveu?

AMBROISB.

Preuve encor que cela :

Si Laure étoit sa femme , il seroit bientôt là.

MBC EVRARD.

En effet, il devroit...

M. DUBRIAGC.

Il n'oseroit, madame.

AMBROI9E.

U eût osé déjà, si Laure étoit sa femme.

M. DUBRIAGE.

Mais quel fat son espoir? car pour moi , je m'y perd... Ce secret, tôt ou tard , se seroit découvert.

AMBROISB.

Elle eût, en attendant, su vous tirer peut-être Quelques louis, et puis un beau jour disparottre.

MUM éVRARD.

Ce ne sont eocor là que des présomptions.

M. DUBRIAGE.

C'est un point qu il a&t bou que nous édaircissioos : Il faudrait...

AMBROISE

La chasser.

oh! non; il faut attendre; On ne condamne point les gens sans les entendre :

{à M. Dubriage.) N'est-il pas vrai , monsieur?

M. DUBRIAGE.

Sans doute... Appelmis-h Nous allons voir du moins ce qu'elle répondra.

Mme EVRARD.

Fort bien ! J'entends quelqu'un , . . Que vien&4u me remets'^ Petit Julien?

JULIEN

Madame , eh mais ! c'est une lettre.

Mme EVRARD.

( Julien sort. ) Donne donc... Ah ! je vois le timbre de Colmar.

M. DUBRIAGE.'

De Colmar, dites- vous? Seroit-ce par hasard Une lettre d'Armand?... Enfin il s'en avise!... Eh! que peut-il m'écrire?

Mme EVRARD.

En cor quelque sottise!

A votre place, moi je ne la lirois pas.

M. DUBRIAGE.

Cette lettre pouiTa me tirer d'embarras.

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