‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 368 sur 424 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

M. HILAIRB.

{à Germain.) Sûrement. Quel nouveau démêlé?

M. GERMAIN

. Vous connoiseez Marcel et son humeur.

M. HILAIRB.

Sans doute :

" 'Elle est rare, en effet; tous deux je vous écoute,

Et j*adimre son ton contrariant, mutin , : Et votre complaisance.

M. GERMAIN

Écoutez donc... Enfin La patience échappe.

H. HILAIRE

Un querelleur semblable Impatiente; il est vraiment insupportable.

t M. GERMAIN.

Insupportable? oh! mais le terme est un peu fort: Mon frère est quelquefois un peu taquin , d'accord ; Mais il est bon.

M. HILAIRB.

Sans doute : il est loyal , honnête ; Mais il a , franchement , une terrible tète.

M. GERMAIN

Terrible.

M. HILAIRE

Revenons à ce charmant projet.

M. GBRMAIN.

ÀhlottL

3a8 LES QUERELLES DES DEUX FRÈRE5.

M. HILAIRB.

Tantôt encor ma femme s*afHigeoit Des délais que toujours essuya cette affaire.

M. GERMAIN

Oh bien ! ce n*est pas moi désormais qui diffère,

M. HILAIRE

Ni moi non plus , mon cher, puisqu'il en est ainsi.

M. GERMAIN

Gela peut ne pa» plaire à tout le monde ici ;

Mais qu'importe? Après tout ne suis-je pas le maître ?

En effet, mon voisin.

M. GERMAIN

Oui , je ferai connoitre Si c'est au père ou bien à l'oncle à décider.

M. HILAIRE

Sans doute. Il est des cas où l'on pourroit céder, Ou déférer du moins aux volontés contraires Qu'en ces occasions peuvent montrer des frères; Ici vous n'avez rien de tel à ménager.

M. GERMAIN

Comment?

M. HILAIRE

Vous ne courez, je crois, aucun danger.

M. GERMAIN

De quoi ?

M. HILAIRE

Votre refus , en cette circonstance , Ne vous privera pas d'un héritage immense.

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