ACTE I, SCÈNE V
M. HILAIRB.
{à Germain.) Sûrement. Quel nouveau démêlé?
M. GERMAIN
. Vous connoiseez Marcel et son humeur.
M. HILAIRB.
Sans doute :
" 'Elle est rare, en effet; tous deux je vous écoute,
Et j*adimre son ton contrariant, mutin , : Et votre complaisance.
M. GERMAIN
Écoutez donc... Enfin La patience échappe.
H. HILAIRE
Un querelleur semblable Impatiente; il est vraiment insupportable.
t M. GERMAIN.
Insupportable? oh! mais le terme est un peu fort: Mon frère est quelquefois un peu taquin , d'accord ; Mais il est bon.
M. HILAIRB.
Sans doute : il est loyal , honnête ; Mais il a , franchement , une terrible tète.
M. GERMAIN
Terrible.
M. HILAIRE
Revenons à ce charmant projet.
M. GBRMAIN.
ÀhlottL
3a8 LES QUERELLES DES DEUX FRÈRE5.
M. HILAIRB.
Tantôt encor ma femme s*afHigeoit Des délais que toujours essuya cette affaire.
M. GERMAIN
Oh bien ! ce n*est pas moi désormais qui diffère,
M. HILAIRE
Ni moi non plus , mon cher, puisqu'il en est ainsi.
M. GERMAIN
Gela peut ne pa» plaire à tout le monde ici ;
Mais qu'importe? Après tout ne suis-je pas le maître ?
En effet, mon voisin.
M. GERMAIN
Oui , je ferai connoitre Si c'est au père ou bien à l'oncle à décider.
M. HILAIRE
Sans doute. Il est des cas où l'on pourroit céder, Ou déférer du moins aux volontés contraires Qu'en ces occasions peuvent montrer des frères; Ici vous n'avez rien de tel à ménager.
M. GERMAIN
Comment?
M. HILAIRE
Vous ne courez, je crois, aucun danger.
M. GERMAIN
De quoi ?
M. HILAIRE
Votre refus , en cette circonstance , Ne vous privera pas d'un héritage immense.