‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 380 sur 424 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

M. GERMAIN, CHAULE.

M. GERMAIN

Écoutez: il s*agit d'un point très important. Je sors fie chez Hilaise, et lous den», à l'iastaDC, Nous veiiuiis Ue CQnclure enfin ce mariage Si long-temps différé : sflus tarder davantage, Mademtiiselle Uorteiise et vous serez unis. Et cela fian$ trois jours.

Dans trois jours!

M. PLUMAI N.

Oui , mon fib.

cnAULB, àpart.

O ma chère Suzette !

^ M. aiRMAlN.

A'mA donc, tout de suite, Charle, à votre future allez taire visite, partez, et de ce pas; vous êtes attendu: Voilà beaucoup de temps, beaucoup trop de perdu. Ou vous recevra bien ; mais vous, soyez hounéte, Même empressé, galant... Ek bien! qui vous airôte?

LES QUERELLES DES DEUX FRÈRES. a4S

CHARLE

Mon père...

M. GERMAIN

Quoi, mon fils?

De grâce...

M. GERMAIN

A quel propos?

CHARLE

Me sera-t-il permis de tous dire deux mots?

M. GERMAIN

Deux mots? Eh! qu as-tu donc à dire?

CHARLE

Ah ! bien des choses, Si j'osois vous parler, mon père...

M. GERMAIN

Bon! tu n'oses?..

Oui ! je suis si-terrible !

CHARLE

Ohl non.

M. GERMAIN

Au fond du cœur, Je ^aime ; je ne veux ici que ton bonheur, Charle : et tu me craindrais !

CHARLE

Je crains de vous déplaire.

(M. Germain fait un mouvement.) Daignez donc un moment m'écouter sans colère. Vous avez, dès long-temps, je dois en convenir. Vous et monsieur Hilaire , eu dessein de m'unir

3/i6 tES QI3E||EU£S DES DEUX FBÈRES.

Atcc sa fille.

M. GEBMAIN.

oh ! oai« <}epi|]U long-temps, sans doate. Eh bieD ! on vous uoic.

€liA1ll.B.

De grâce...

M. GRRMAIV9 se ooÊttemmt à peine.

AUoos, j'écoute.

OBABLK.

Ce matlo même... hélas! d^a toqs l'oublies» L'oncle Marcel et \oiis» bien récoociliés. Vous soariiez à Charie ainsi qu'à sa cousioe. Et irons ne parliex pins alors de la voisine.

M. GEKMAIIi.

Oui , j'anrois pu changer, par égard, par bonté Pour votre oncle... Mais loi, comment m'a-t-il traité? Quand pour lui je manqnois à d'anciennes promesses!

GHABLB.

Et nous, encouragés par vos douces caresses, Suzette et moi, mon père, il semble qu'en ce jonr Nous ayons redoublé d'espérance et d'amour ! Et quand nous feisons vœu de constance étemelle. Tons avez, l'oncle et vjpns, en dispute nopveUe:..

M. GERMAIir.

Pour la dernière fois , j'entends et je prétend...

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