SCÈNE I
M. GERMAIN, CHAULE.
M. GERMAIN
Écoutez: il s*agit d'un point très important. Je sors fie chez Hilaise, et lous den», à l'iastaDC, Nous veiiuiis Ue CQnclure enfin ce mariage Si long-temps différé : sflus tarder davantage, Mademtiiselle Uorteiise et vous serez unis. Et cela fian$ trois jours.
Dans trois jours!
M. PLUMAI N.
Oui , mon fib.
cnAULB, àpart.
O ma chère Suzette !
^ M. aiRMAlN.
A'mA donc, tout de suite, Charle, à votre future allez taire visite, partez, et de ce pas; vous êtes attendu: Voilà beaucoup de temps, beaucoup trop de perdu. Ou vous recevra bien ; mais vous, soyez hounéte, Même empressé, galant... Ek bien! qui vous airôte?
LES QUERELLES DES DEUX FRÈRES. a4S
CHARLE
Mon père...
M. GERMAIN
Quoi, mon fils?
De grâce...
M. GERMAIN
A quel propos?
CHARLE
Me sera-t-il permis de tous dire deux mots?
M. GERMAIN
Deux mots? Eh! qu as-tu donc à dire?
CHARLE
Ah ! bien des choses, Si j'osois vous parler, mon père...
M. GERMAIN
Bon! tu n'oses?..
Oui ! je suis si-terrible !
CHARLE
Ohl non.
M. GERMAIN
Au fond du cœur, Je ^aime ; je ne veux ici que ton bonheur, Charle : et tu me craindrais !
CHARLE
Je crains de vous déplaire.
(M. Germain fait un mouvement.) Daignez donc un moment m'écouter sans colère. Vous avez, dès long-temps, je dois en convenir. Vous et monsieur Hilaire , eu dessein de m'unir
3/i6 tES QI3E||EU£S DES DEUX FBÈRES.
Atcc sa fille.
M. GEBMAIN.
oh ! oai« <}epi|]U long-temps, sans doate. Eh bieD ! on vous uoic.
€liA1ll.B.
De grâce...
M. GRRMAIV9 se ooÊttemmt à peine.
AUoos, j'écoute.
OBABLK.
Ce matlo même... hélas! d^a toqs l'oublies» L'oncle Marcel et \oiis» bien récoociliés. Vous soariiez à Charie ainsi qu'à sa cousioe. Et irons ne parliex pins alors de la voisine.
M. GEKMAIIi.
Oui , j'anrois pu changer, par égard, par bonté Pour votre oncle... Mais loi, comment m'a-t-il traité? Quand pour lui je manqnois à d'anciennes promesses!
GHABLB.
Et nous, encouragés par vos douces caresses, Suzette et moi, mon père, il semble qu'en ce jonr Nous ayons redoublé d'espérance et d'amour ! Et quand nous feisons vœu de constance étemelle. Tons avez, l'oncle et vjpns, en dispute nopveUe:..
M. GERMAIir.
Pour la dernière fois , j'entends et je prétend...