ACTE m, SCÈNE XI. 3o
M. GERMAIN
Ces bmits-là, cependant, on les a répandus.
M. HiLAiRE, avec malice.
Mais qui 4 mon cher voisin?
Hélas! moi, je Tignore.
M. HILAIRE
Je voudrois, comme yous, moi, l'ignorer encore.
M. GERMAIN
Vous le connoissez donc?
M. HILAIRE
On l'a nommé du moins.
J'en doute encor, malgré de fidèles témoins...
M. GERMAIN
Mais qui donc?
M. HILAIRE
Ah ! mon cher, un tel aveu me coûte.
M. GERMAIN
Son nom?
M. HILAIRE
Cela ne fait de tort qu*à lui, sans doute.
M. GERMAIN
Soit; nommez donc.
M. HILAIRE
Hé bien ! on dit que c*est Marcel , Qui lui-même se plaint et vous accuse.
CHARLE et SnZETTE.
O ciel !
C'est Marcel ! Quoi , mon frère aurait?...
io6 LES QUERELliES DES DEUX FBÈRES.
Mm« GSRilAiN, av9cfeu..
Cestunpecsîbk; Od vous fait à tous denx l'afiront 1« plus sensible.
CHARLB.
Âh ! oui.
M. HILAIRB.
•Cest bien d'abord ce que j^ai répondu; Mais lorsque Fon m'a dit qu'on l'avoit entendu. Je u*ai plus su que dire.
M>ne GERMAIH.
Atroce calomnie V Contre Marcel lui-même I
SnSBTTB.
Oui, certes.
M. GERMAIN
Qu'il le nie.
M. aiLAiRB, à M. Germain, Vous êtes au-dessus du soupçon , par bonheur.
M. GERMAIN
&i ! non , quand le soupçon nous blesse dans rhooneor.
Bien loin d'être touché d'une pareille injure, Je suis plus empressé que jamais , je tous jure. De m'allier à vous, malgré tout cet éclat; Et je inens de nouveau...
M. OBRMAIV.
Bon Dieu! mis-je en état, Monsieur, de m'occuper ici de mariage.
Quand je suis accablé d'an si sanglant ontraj^e?