‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 42 sur 424 · ÉLIANTE, LISETTE · texte numérisé non relu

ÉLIANTE, LISETTE

LISETTE

Un si prompt changement a lieu de me surprendre , Bfadame, pardonnes... Mais ne pourrois-je apprendre La cause du chagrin , du trouble où je vous voi?

BLIANTB, une lettre à la mcUn^ très émue. Je ne veux plus jamais croire à la bonne foi.

LISETTE

Vous avez la vingt fois et relu cette lettre

Qu'à rinstant en vos mains Thôte vient de remettre :

C'est elle qui , sans donte, a causé tout le mal.

ÉLIANTE

Il est trop vrai , Lisette ; et ce courrier fatal Bfapprend de Florimond Faction la plus noire. A Brest, au premier jour, aurois-tu pu le croire? Il va se marier, et le contrat est fait.

LISETTE

Qu*entends-je? Un trait pareil est bien noir en effet.

Essuya-t-on jamais un plus sensible outrage? Oui , j'en pleure à-la-fois et de honte et de rage.

L'INCONSTANT. ffl

Madame, rrrire, ea grâce, i ce trouble mortel,

te at pui« un momeat rester en cet hAtel. Bëai'. moi, je cmyoii que cette impatience... Eh: qui n'eàt, à ma place, eu même cooliaDce ? Qui n'auroit cru de même i cette vive ardenr , & t«< transports brùlaDt)?,, Je vantois u candeur]

Madame, tout cela me paroit impossible.

Ce qui porte à mou CŒur le roup le plui leniifale ,

IJutte, ce n'est pas son inSdélitë;

Cotsa DoirceurpTofoDde, oui, c'est sa busseté.

Ilpomoit m'oublîer, il en éloit le maître;

>laii de m'en imposer qui le forçoit?... le traître!

• Non, jamais de tromper je ne mefii un jeu,

■ Utoit-il; quand ma bouche exprime nn tendre avi

• Ctit que j'aime en efTet. •

Noos avoir abusées!

Vojei pourtant i quoi nous sommes exposées! Mai. c'est p« Poorqooi le

Oui, lu m'y fais songer. J'ai tort : bêlas! pi:ul Ceit mr de faux rapports que je le crus un [r Attendons, en effet. Justement le viHci {jBue-aans : avant peu j'aurai tout éclairci.

«s L'INCONSTANT.

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