ACTE ft, SCENE II
Mme DE BOSELLE.
Vous êtes bien le maitre De ne pas m'avoaér, faionBÎeur, tons vos secrets : Mais, tenez , je les sais , ou da moins à pea près.
M. BELFOBT.
Qoesavez-vous?
une DB ROSELLB.
En vain vous voudriez me taire Que vous n'êtes point fait pour être secrétaire.
M. BELFOBT.
Sur qaoi le jugez- vous?
Mme OE^ROSBLLB.
Cest que j*ai de bons yeux, Le talent d'observer, et Fesprit curieux. Vn geste, un seul regard en dît plus qu'on ne pense. I^t puis, quelqu'un peut-être a votre confidence: Od aurait pu savoir par des gens bien instruits.. .
M. BELFOBT.
Ob ! non : je répond^ bien qu'on ignore où je suis. Mon père, dans le monde, est le seul qui le sache.
urne DE BOSBLLE.
Oui? J'a vois donc raison. Ici monsieur se cache. ^'ous allez admirer ma pénétration :
Vous êtes, je le vois, né de condition.
M. BELFOBT.
Qui peut VOUS avoir dit?... Quelle surprise extrême!
Mme DE BOSELLE.
Faut-il vous raconter votre histoire à vous-même? Votre nom de Bclfort est un nom supposé.
ti4 L'OPTIMISTE.
M. BELFORT
Vous le savez?
MUe DE ROSBLLC
^i, vous êtes déguisé.
M. BELFORT
Déguisé? point du tout.
MDM DE AOSELLB.
Par quelle fantaisie Avez- vous accepté cet emploi, je vous prie?
M. BELFORT
Mais, par nécessité.
MVte D£ ROSELLE.
Vous plaisantez. Comment?
Votre père a du bien !
M. BELFORT
oh ! non , certainement.
Il en avoit jadis ; mais un revers funeste. . .
M»e DB ROSELLE.
Allons , dispensez-moi de vous conter le reste: Vous voyez que je sais votre histoire assez bied.
Je voist[ue vous savez très peu de chose, ou rien.