‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 93 sur 424 · LES MEMES, M. DE MORINVAL · texte numérisé non relu

LES MEMES, M. DE MORINVAL

M. DE MORINVAL.

Voyons, trouverez- vous du bonheur à ceci? Le tonnerre est tombé...

M. DE PLINVILLE.

Bon! où donc?

M. DE MORINVAL.

Sur la grange.

Elle est en feu.

M. BELFORT

J'y cours.

( Il sort. "^

M. DE PLINYILLE.

Je respire.

M. Dl MORIRVAL.

Qu'entends-je !

Vous vous réjouirez encor de ce fléau ?

M. DE PLINYILLE.

Pourquoi non? Il pouvoit tomber sur le château ' .

( Ib sortent tous. )

> Quoique ce trait ait toujours paru foire plaisir, je n'en ai jamftis été très content. Je regrette de n avoicpas connu plus tôt l'excellent roman de Goldsmith (le Ministre de Wakefield ). J'aurois pu faire usage d'un passage où il est question aussi d'incendie; mais oà l'optimiste Primerose est bien supérieur au mien. U craint quelque temps pour ses enfants , s'agite , se dévoue , les sauve enfin ; et , voyant d'un côté sa femme et ses enfants hors de danger, et de l'autre sa maison en proie aux flammes, il s'écrie : « Tu peux brute 1er, ô ma maison ! j'ai sauvé les meubles les plus précieux. » Qui ne sent l'énorme différence qu'il y a entre ce trait sublime , et une saillie qui fait rire seulement 7 ( Note de l'auteur. )

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