M. BERNARD, THIBAUT, LISETTE
^ LISETTE
Monsieur, madame est dans le jardin avec des dames et des messieurs qui vous demandent.
M. BERItARD.
Que le diable les emporte ! j*ai bien affaire de Imxr visite. Eh ! qui* sont-ik encore?
LISETTE
Q y a ce.gros abbé qui est si long -temps à table , et qui boit tant sans s'enivrer, aviec un autre monsieur. .
Fort bien !
THIBAUT
Je vous le disois bian qu'il avoit l'air d'un bon vivant.
LISETTE
Et puis cette jeune marquise qui ^gna l'autre jour l'arijent de madame.
M. BERNARD
Ah, juste ciel!
LISETTE
£]le est avec cette autre dame qui est de si bonne humeur.
M. BERKARD.
Qui?
LISETTE
Et, la , celle qui, en riant, vous cassa l'autre jour toutes ces porcelaines de HpUande , parcequ'elle disoit qu'il n'en faut avoir que de fines.
THIBAUT
Cela étoit bouffon.
M. BERIVARD.
Ne me voilà pas mal ! Et comment madame a« t-elle reçu ces gens-là? .
Oh I elle parmt bien fâchëe contre eux.
M. BERNARD
Oui?
LISETTE
Oui ; car ils lui ont dit qu'ils ne seroientici que kuit jours.
M. BERNARD
Gomment, huit jours? Oh! ventrebleu, je leur ferai si mauvaise mine , qu'ils n'y seront pas si long-temps. Ne dis-tu pas qu'ils sont, dans le jardin?
LISETTE
Oui, monsieur, dans la grande allée. Je vais leur dire que vous allez venir.