SCÈNE VII. i8i
M.. BERNARD
Gomment donc ! que yeux-tu dire ?
M. GRIFFARD.
On a chasse toute la journée dans votre petit bois, et ils sont venus tirer jusque dans votre clos. Est-ce que vous n avez pas entendu ?
M. BERIIARD.
Non , vraiment^ £t d*oii vient qu'on ne leur a point ôté leur fusil ? Pourquoi ne leur pas mettre ' du plomb dans la cervelle ?
M. GRIFFARD.
Bon, boni ils sont trois ou quatre grands escogriffes de ce camp,. et monsieur votre neveu est avec eux.
M. BERNARD
Mon neveu , dis-tu ?
Oui , monsieur.
M. «ERNARD.
Ah, le traître 1;I1 m'envoie du gibier qui ne lui coûte guère.
M. GRIFFARD.
Vraiment , il a bon moyen de vous en envoyer ; et leurs valets en sont si chaigës , qu'ils ne sauroient marcher.
M. BERNARD
Mais ne suis -je pas bien misérable de me voir I. i6
i82 LA MAISON DE CAMPAGNE, ainsi piller de tons les càtés , et d'avoir une carogné de femme qui veut encore qne je fasse bonne mine maigre que j*en aie? Mon pauvre monsieur GrifFard...