M. BERNARD, NICOLE
HICOLB.
Et qu*est-ce donc, monsieur? que voules-vons faire de tous ces chiens-là? Est-ce vous qui avez dit qu*on les amenât dans votre jardin?
M. BERNARD
Moi?
NICOLE
Us sont , je crois , plus de quarante , qui accom-
303 LA MAISON DE CAMPAGNE, modoot bian votre parterre et vos choux. Gomme ils labouront! Il ne leur faut point de pioche.
M. BERNARD
Ah, ciel! il ne me falloit plus que cela poui' m'achever de peindre.
NICOLE
H en est entré trois ou quatre dans ma cuisine , qui ont emporté la moitié de votre souper , que j alloiâ mettre à la broche.
M. BERNARD
Comment donc, morbleu, jusqu'aux chiens, tout sera à bouche chez moi !
NICOLE
Voirement , ce ne sont pas les chiens qui font le plus de désordre. Ils sont trois ou quatre grands escogriffes, et autant de valets, qui ne demandont qu*où est-ce? Ce ne sont pas des hommes^ ce sont des diables. «
M. BERNARD
Ah ! que la vie de la campagne est une abominable vie !
LA MAISON DE CAMPAGNE. 3o3