SCÈNE XXVII. ii
M. BERITARD. ^
J*en suis ravi, je vous assure; il est bon de connoître d'honnêtes gens.
DORANTE
Cest un accommodement qu'on veut faire entre deux gentilshommes qui, depuis vingt -cinq ou trente ans , sont à couteaux tirés pour une dispute qu'eurent autrefois leurs grands-pères.
il. BERNARD.
Voilà une querelle bien ancienne , et cela est glorieux à accommoder.
DORANTE
Ces affaires-là font toujours honneur aux personnes chez qui elles se terminent.
Assurément.
DORANTE
Tappréhendois, mon père, que cela ne vous fit point autant de plaisir que cela me paroît vous en faire.
M. BERNARD
Pourquoi cela ?
DORANTE
Je sais que vous n'aimez point la dépense.
M. BERNARD
Oh! je suis bien changé depuis que vous ne m'avez vu. Sont-ils beaucoup?
3i6 LA MAISON DE CAMPAGNE.
DORANTE
Hait on dix île chaque côté.
/ M. berhabb.
Ce n'est guère.
DORANTE
Les uns vont arriver, ec les autres seront ici demain matin.
U. BERNARD
Oh çà, çà, je vais me préparer pour les recevoir.
DORANTE
Ah, mon père ! que je vous ai d'obligation !
M. BERNARD
Ce sont gens de bonne chère et de plaisir, n'estce pas ?
DORANTE
Oui, mon père, les plus honnêtes gens du monde. ,
H. BERNARD
Tant mieux. Je suis à vous dans un moment, ne vous ennuyez pas.