SCÈNE V
ANGÉLIQUE, CIDALISE
AHGÉI^IQUE.
Eh 'bien 1 ma chère enfeiit, comment vont tes affaires ?
CIDALI8B.
Tout-à-fait mal , et je suis à la veille de prendre le parti d*nn couvent. .
he parti d'im couvent!
cjuaIiI^ub.
Quand on ne peut- viwe heoMUsemeixt au monde, n'est-ce pas être isaçe d*y renoneer ?
Eh I qui t*empéche d*élre heureuse ?
OIDALMB.
Le testament (de moapère, qui n'attache à. ce que je hais , et qui netme pavmet pas d'être à ce que j'aime. •
AnaiftiQvx.
Quoi ! tu t'amuses à aimer ?:EflHii folle ? à ton âge aimer ! tu n'y songes pas.
GIDAIiI.SdB.
Comment donc ?
a42 L'ÉTÉ DES COQUETTES.
ANGÉLIQUE
Je ne m'étonne pas que tu te trouves malheureuse.
CIDA&IftE.
Est-ce que tu n aimes pas , toi ?
ANGÉLIQUE
- Non vraiment. Je souffre quon m*aime; et quand je ne me fâche point de me Tentendre dire, je prétends qu'on m'a grande obligation.
GIDALIgK.
Nous ne nous ressemblons donc guère ; car, pour moi, je sais toujours gré aux personnes qui m*aiment ; et, de tous ceux qui me l'ont dit, je n'ai jamais hai que mon tuteur.
ANGÉLIQUE
Tu as donc grand nombre d'amants ?