‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 16 sur 396 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

M. SERBEFORT, ulùame PATIN, USETTE.

LISETTE

Monsieur a voulu demeurer malgré moi, madame. V

M»» 1>f TIN.

Ah! monsieur Serrefort, quel dessein tous amène ? Youtt m'auriez fait plaisir de me souf&ir seule aujourd'hui; mais, puisque tous voilà, finissons , je vous en prie. De quoi s'açit-il ?

M. SERREFORT.

. Qu'est-ce donc, madame ma belle-sœur? De quel ton le prenez>-vous là, s'il vous plait? Écoutez : vous vous donnez des airs qui ne vous conviennent point ; et, sans parler de ce qui me regarde, vous prenez un ridicule dont vous vous repentirez quelque jour.

M"»« PATIH.

Un fauteuil , Lisette. Je prévois que monsieur va m'endormir.

If. SERREFORT.

Non, mad.^me; et si vous êtes sage, ce que j'ai à vous dire vous réveillera terriblement, au contraire.

4a LE GHEVALIfiR A LA MODE.

M»« PATIir.

Ne prêchez donc pas loog-temps, je vous prie.

If. 8SHRBVORT-

Si TOUS pouviez profiter de mes sermons ^ il ne TOUS arriveroit pas tous les jours de nouvelles affaiTM qiii vous pecdroal- entièrement à la fia.

M»« PAT IV

Ah! ahl vous vous intëressez étrangement à ma conduite.

M. aBRHSFOIIT.

Et qui s*y intéressera , si je ne le fais pas? Voua êtes la tante de ma fille, veuve de maître Paul Patin, mon firère; et je ne veux point que Ton dise dans le monde que la veuve de mon frèpe, la tante de ma fiUe, est une ioUe achevée.

« M»* PATI M

Gomment, une foHe? Vous perdez le respect, monsieur Senrefort, et il faut que je trouve let moyens de me défaire de vous, pour ne plus entendre des sottises, à quoi je ne sais point répondre.^

/M. 8ERREF0RT.

Hé, ventrebleu ! madame Patin, vous devriez vous défaire de toutes vos manières et de vos airs de grandeur, sur-tout pour ne plus recevoir d*avanie pareille à celle d'aujourd'hui.

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