‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 162 sur 396 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GIDALISE, ANGÉLIQUE, LISETTE.

LISETTE

Monsieur Des Soupirs est content comme un petit roi , madame. Il est entre mystérieusement dans votre cabinet comme si je Teusse fait cacher, et je gagerois qu'il prend ceci pour une aventure dans les formes.

ClDALISE.

Tu vois que mes réflexions sont assez justes.'

^ ANGÉLIQUE

Je viens d'entendre arrêter un carrosse.

156 L'ÉTÉ DfiS COQUETTES.

LISETTE

Cest monsieur Pabbé ^ je Fai m par la fenêtre.

CinALISB.

Quoi !.tu donnes dans les abbés , ma bonne , toi qui ne pou vois les souffrir?

ANGELIQUE

Veux-tu que je demeure seule ?Fauie de meilleure compa(rnie, on s*accoutume à «es messieurslà.

LISETTE

Oh! celui-ci n'est pas comme un au|re; il n a point de bénéfice , et il n*a pris le petit collet que pour ne point marcher à Tarrière-ban.

AHOÉLI^QUE.

Tais-toi donc , il va venir.

LISETTE

.Bon, bon, madame; avant qu^il ait consulté son petit miroir de poche, mordu ses lèvres, arrangé les bondes de sa perruque , et pris Tavis de tous ses la.quais sur sa parure , il en a pour un bon quart d'heure sur Tescalier.

CIDALISE

La plupart des jeunes abbés sont fous de leur ajustement.

LISETTE

Jeune, madame? Celui-ci a cinquante bonnes années, et je ne désespère pourtant pas qu'au

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