SCÈNE X. a6i
ANGELIQUE
Ah ! J6 n*en puis plus : un fauteuil.
l'abbé.
Ma belle reine !
ANGÉLIQUE
Un fauteuil, je me meurs! Ah! ah !
LISETTE
l'abbé.
Quel mal imprévu...?
ANGÉLIQUE
Éloignez-yous de moi , monsieur l'abbé ; vous avez des odeurs. Ah!
l'abbé.
Ce n est que de la poudre de Chypre , madame.
ANGÉLIQUE
Et c'est un poison qui me fait mourir. Sortez d'ici , je vous prie. Ah !
l'abbé.
Mais il me semble que...
LISETTE
Eh ! les vilains abbés avec leur poudre ! ils en portent exprès pour donner des vapeurs aux dames.
l'abbé.
Mais, vraiment, j'en ai toujours; et ce n'est
a6a L'ÉTÉ DES COQUETTES,
que d'aujourd*hm que madame m*en fait reproche. Je m'étonne , pour moi...
LISETTE
Le beau sujet d'étonnement ! Les femmes sont capricieuses; ne faut* il pas que leurs vapeurs le soient aussi ?
ASGÉLIQ4JE.
Ah ! me voilà malade pour quinze jours ! Ah ! monsieur Fabbë, vous êtes tin cruel homme ! Eh ! sortez, encore une fois , si vous m^aidies.
l'abbé.
Mes beaux yeux, je suis au désespoir.
LISETTE
Eh ! sortez : vous vous désespérerez dans la rue.
l'abbé.
Que je suis malheureux !
LISETTE
Sans cela, nous allions peut-être savoir l«s sentiments qu'elle a pour vous.
l'abbé.
Voilà un accident qui me passe.
ANGÉLIQUE
Ah! ah!
LISETTE
Eh ! sortez donc, monsieur; vous empestez cet appartement. Voulez-votts donner des vapettrs à tout le monde ? Ah ! ah !