SCÈNE XX
ANGÉLIQUE, GIDALISE, LA œMTESSE, DES SOUPIRS, M. PATIN, LISETTE.
Eh bien, Lisette... Oh ! parlez haut ; je ne hait rien tant qqe le mystère.
LISETTE
Eh bien, madame, c*est Glitandre qni arrive de Tannée incognito.
LA COMTESSE
Ghtandre, dit- elle?
AHGÉLIQUE.
Vous Taviez deyinë, madame; c'est une aventure d*été. Je vous disois bien qu'il n'ëtoit pat tout-à-fait parti.
GIDALISE.
En vérité, c est pousser l'impudence un peu trop loin , et pour moi , je ne le veux point voir,
LA COMTESSE
Oh! si c'est lui, je veux l'attendre, moi, pour le dévisager.
LISETTE
Que vous a-t-il donc fait, madame?
M. PATIN
Quel est cet mcident, je vous prie?
SCÂN£ XX. S77
▲ KGÉLIQtlK.
Vous Tallez savoir. Lui avex-vous dît qu*il y aroit compagnie? /
LUETTE
Non, madame.
ANOéLIQUE.
A la bonne heure. Entrez tous dans ma chambre, et n'en sortez qae bien ^ propos. Faites-le monter, Lisette 9 et ne l'avertissez de rien.
GIDALI8E.
Mais quel est ton dessein?
LA COMTESSE
Je ne sais ce que vous voulez faire; mais si c-est Clitandre , je ne prëfenda pas qu'A m'échappe.
ANGÉLIQUE
Vous serez contente ; faites seulement ce que je vous dis. Passez vite, monsieur Des Soupirs.
M. PATIN
Faut-il me cadber aussi, moi, madame ? je suis dé taille difficile à cacher.
ANGÉLIQ-UE.
Entrez, monsieur Patin, vous aurez votre part de la comédie. Ah, fourbe 9 fourbe ! tu m'as trompée, tu te livres bien heui^sosement i la vengeance que j'en veux prendre^.