SCÈNE XXI. ' a
4HGÉLIQUE.
Quatre joars ? faire tant de chemin podr être si peu avec vos amis?
GLITAHDRE.
Que ne ferois-je pas, madame , pour être un instant avec vous ?
ANGÉLIQUE
Que n'y faites-vous donc un plus long séjour? Regardez - moi, Oitandre, ne méritêje pas bien ma <]uinzaine comme une autre?
CLITAHDRE.
Que me dites-vous là, madame?
• ANGÉLIQUE
Vous êtes un adroit fripon, Glitandre, puisque vous m* avez trompée.
CLITAHDRE.
Madame?
ANGÉLIQUE
Je vous le pardonne. Allez ; à cela près , vous êtes un fort joli homme, et je veux bien encore être de vos amies : mais toutes les femmes ne «ont pas bonnes comme moi, et je suis fâchée pour vous que le hasard fasse rencontrer chez moi Gidalise.
GLITANDRE.
Gidalise , madame ?
a8o L*ÉTÉ f>£S COQUETTES.
AHGÉLIQVB.
Dites-lui qv'eUs vienne , Lisette, et que Clitandre brûle d'impatience de la Toir.
CtlTABDaS.
Moi, madame!
LISETTE, hp9ft.
Je commence à démélef f aventore.
AB6ÉI.1QI7S.
Quoiqu'il n y ait cjue quinse jpm^ qi|e TO;iif Favez quittée, elle ne sera point surprise de votre retour, et en quin^ j.ours on fait bien des choses.
CLiTAKDRE.
Me voilà pris comme un fat , et sans un peu d'effronterie j*aurai peine à sortir d*intri^e.
ANGÉLIQUE
Il ne faut point perdre contenance : quand on a de. Tesprit , on se tire aisément d'un mauvais pas.
CLITANDRE
Ma foi , madame, puisque vous êtes si bonne, je vous avouerai tout ingénument; mais pardonnez-moi cette bagateHe, ou ne m'empêchez pas du moins de me justifier auprès de CidaKse.
AHGÉLIQUE.
Moi , vous en empêcher 1 Je veux vous aider à la tromper, au contraire.