‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 18 sur 396 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

M. SBRAErOJlT.

JSan ; mais qa*eUe en prame un antrt-

H»» PâTlK.

Oh bien, monsieur, en un mot ooinine en mille , je prétends vivre à ma manière ; je ne veux point de vos conseils et me moque de vos remontrances. Je suis veuve , Dieu merci : je ne dépends de personne que de moi-mâme. Vous venez ici me morigéner, comme si vous aviez quelque droit sur ma conduite : c'est tout ce que je pourrois sonfinr à un mari.

M. 8BBRBPORT.

Quand monsieur Migraud sera le vôtre , il fera comme il l'entendra, madame; car je crois que vous ne manqueres pas de parole : et si vous aimez tant la dépense, ce maria(]pe au moins vous donnera quelque titre qui rendra vos grands airs plus supportables. «

Mm* PATiv.

Oui, monsieur: quand monsieur Migaud sera mon mari, je prendrai ses leçons, pourvu qu'il ne suive pas les vôtres. Il s'accommodera de mes manières , ou je me ferai aux siennes. Est-ce fait ? avez-vous tout dit? Sorte^vous, ou voulez-vous que je sorte?

M. SBBRBrORT.

Non, madame; demeurez. Je ne me mêlerai

46 LE CHEVALIER A LA MODE, plus de vos affaires , je vous assure ; mais qu'une tête bien sensée en ait au plus tôt la conduite, et que ce double mariage que nous avons résolu se termine avant la fin delà semaine , je vous prie.

Ne vous mettez pas en peine.

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