‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 191 sur 396 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ANGÉLIQUE, LISETTE

^ ANGÉLIQUE

Lisette !

LISETTE

Madame ?

ANGÉLIQUE

Mon' mari est atQoureux d*Araminte.

LISETTE

Lui , madame ! seroit*il possible ?

i4 LES BOURGEOISES A LA MODE.

ANGÉLIQUE

Elle me Técrit.

LISETTE

Et vous n'êtes pas plus intriguée ?

ANGÉLIQUE

Intri(*uëe ! Par quelle raison? cette femme est de mes amies, et tu sais que je ne sais pas jalouse.

Vous avez raison, la jalousie est une passion boui^eoise qu'on ne connoit presque plus chez les personnes de qualité.

ANGÉLIQUE

Fi ! cela ne mérite pas seulement que l'on y fasse attention. Parlons d^autre chose. Sais -tu bien que je commence à me repentir de m'étre laissé persuader de donner à jouer chez moi?

LISETTE

Et comment donc ? Quoi ! vous ne savez jamais ce que vous voulez. Mort de ma vie1 vous êtes bien plus femme qu'une autre.

ANGÉLIQUE

Oh! ne me querelle donc point, je te prie; tu me mettrois de mauvaise humeur.

LISETTE

Eh ! comment ne vous pas quereller ? Il ne tient qu'à vous d'être parfaitement heureuse : belle , jeune, bien faite, spirituelle; vous êtes aimoe de

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