‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 213 sur 396 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. GRIFFARD, LISETTE.>

M. GRIFFABD.

Bonjour, ma chère enfant.

LISETTE

Monsieur, je suis votre trè^ humble servante.

M. GRIFFARD.

Ta bell^ mûtresse est-elle visible ? et moasieur le notaire est-il au logis ?

LISETTE

n n*y a personne, monsieur, depuis le matin; monsieur est en ville, et madame vient de sortir avec madame votre q[>oase.

Le hasard m*est bien favorable. Je suis ravi de te trouver seule, Lisette , et j*ai mille choses à te dire.

LISETTE

Me voilà prête à vous écouter. ( h part. ) Voilà un bourru bien radouci, à ce qu'il me semble.

U. GRIFFARD.

Gomment ton maître et ta maîtresse vivent-ils ensemble 9 dis?

LISEPTE.

Gomme un mari et une femme. Ils sont toujours fâches, se querellent souvent ^e raccommodent peu, boudent sans cesse, se plaignent fortTunde Fautre, et peut-être ont tous deux rajson. Cest tout comme chez vous enfin , et n estce pfis tout de même?

H. GRIFFARD.

Mais quel parti prends-tu dans leurs différents , toi?

LISETTE

Quel parti, moi? Je suis pour madame ; et, si vous voulez que je vous parle net, je ne crois pas qu un mari puisse avoir raison.

M.'GRIFFARD.

J'en conviens ; il y a des gens insupportables.

De petits bourrus étemels, par exemple.

M. ORIFFARI).

Il est vrai.

LISETTE

Qui ne sont faits que pour damner le genre humain.

M. GRIFFARD.

Et pour se tourmenter eux-mêmes.

LISETTE.'

Toujours grondants^ de mauvaise humeur,-

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