‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 218 sur 396 · ACTE II, SCÈNE IX. 5S · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX. 5S

LISETTE

De son ména£;e, monsieur! Est-ce que vous voudriez qu*elle s'abaissât à ces sortes de bagatelles? et est-ce pour cela que Ton prend aujourd'hui des femmes ?

• M. SIMON

Assurément.

LISETTE

Bon!

H. SIMON

Gomment, bon?

LISETTE

Eh ! fi , monsieur ; vous êtes notaire , et vous ne savez pas la coutume de Paris?

M. SIMON

Mais qu elle demeure au moins dans sa mai- .son, qu'elle y reçoive compagnie, qu'elle voie... Araminte, par exemple; c'est une femme raisonnable que celle-là.

LISETTE-

Assurément.

M. SIMON

Je ne lui demande autre chose que de demeurer chez elle.

Mais, vraiment, il n'y a rien de plus raison-

56 LES BOURbEOISES Â LA MODE, nable; il faudra bien qu*eliç le fasse : allons, tâchez de \û persuader.

M. SIMON

Je n'en viendrai point à bout si je ne querelle.

LISETTE

Eh bien! il y a lon^^temps que vous n'awez querellé^ à ce qu*il me sentie?

M. 8IMOH.

Depuis Taffaire du diamant...

LISETTE

Depuis le diamant ? il y a un siècle.

M. SIMOR.

Aussi j« crève, et Ton ne sait pas tout ce que je souffre.

LISETTE

Oh' querellez, monsieur, querellez, cela vous soulagera : dès qu'elle sera venue j'aurai soin de vous faire avertir.

M. SiaiON.

N'y manque pas , au moin^.

LISETTE

Ne vous mettez pas en peine: je veux vous aider aussi à la quereller, moi ; et je vous réponds quasi de la réduire.

M. SlMO?f.

Que j e t'aurois d'obligation !

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