‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 237 sur 396 · ACTE III, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XII

' FRONTriK.

Puisqu^il est ainsi, sans façon, monsieur le chevalier. {Frontin se couvre.) Commençons par bannir la cérémonie.

LE CHEVALIER

Eh ! que fais-tu, Frontin? veux-tu me perdre?

FRONTIW.

Non, ce n*est pas mon intention : mais vous voilà en train d*attraper un bon mariage ; comment prétendez-vous que cela se passe entre vous et moi?

LE CHEVALIER

Eh ! quel temps choisis-tu ?

FROHTlîl.

Parlons net , ou je vous trahirai. On a déjà ouï parler de monsieur Jannot, comme vous voyez.

LE CHEVALIER

Voilà un pernicieux maroufle !

FRONTIH.

Ne vous fâchez point , et soyez bon prince. Je suis votre serviteur , votre valet même quelquefois, dont j*enrage; car enfin nous avons été camarades d*écoie, nous étions clercs chez le même procureur. On vous mit dehors pour la maîtresse, on me chassa, moi, pour la servante, et j'en conviens; vc/us avez eu de tout temps les inclinations plus nobles que les miennes : mais

86 LES BOURGEOISES A LA MODE, cependant, il me déplairoit fort de vous voir monsieur pour toajoar;;, et d'être pour tovyoars FroQtiD, moi.

LE CHEVALISB,

Ah! je te jure qu aas^itèt Vaffgire terminée...

FROMTllf.

Quand une affaire est terminée, elle est finie peur tout le monde; il n esti:ien tel que de faire marché: composons d'ayance} assures^moi ma petite fortune, et je voqs permets d'achever la TÔtre.

LE CHEVALIER

Dépéche-toi seulement.

FRONTIK.

Vous m'avez donné ce matin un billet de soixante pistoles pour les ^ller recevoir de ce commis de la douane.

LX CHEVALIEa,

Je te donne les soixante pistoles; voilà qui est fini.

FROKTIN. ^

Point, monsieur ; il y a encore ce diamant que vous ayez tantôt pris chez votre mère , et que vous m'avez dit de troquer contre de Tardent.

LE CKEVAlilKB.

Ah,FroQtin!

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