‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 248 sur 396 · M. 8IM · texte numérisé non relu

M. 8IM

Eh bien ! qu'elle me tienne parole , et je ne que* relierai de ma vie.

ANGELIQUE

Cela me fera de la peine assurément : mais , puisque vous le voulez absolument, monsieur, je tâcherai de trouver les moyens de me rendre ma prison supportable.

La pauvre petite femme ! sa prison ! Vous devez bien être content, monsieur.

M. SIMON

Je ne m^attendois pas à la trouver si raisonnable , je te l'avoue.

LISETTE

Oh ! monsieur, tôt ou tard il vient de bons mo-

KOo LES BOURGEOISES A LA ÀODE.

menu aut femines. Il nt f&tit avx marié f|iie là patience de les attendre.

Le seal plaisir que je me propose est déjouer et de recevoir compa^^e.

LISfiTTC.

Comme elle se bome !

M. SIMOH.

Eh! va, va, tu n*aufas pas le temps de t*enattyer : il faudra faire en sorte qu'Aramiate soit presque toujours avec toi, premièrement.

ANGÉLIQUE

Ah, mon cher petit mari! que j'en serai con* tente ! Tachons de l'engager à cela , je vous prie : c'est la plus aimable personne du monde qu Ara- Biinte.

M. SlMO!(.

N'est-il pas vrai ?

Le vieux satyre !

M. SIHOV.

Nous aurons son mari quelquefois; nous verrons ma nièce la greffière , qui fait des vers ; ma cousine Tavocate ; son beau-frère , qui est plaisant; sa sœur la conseillère; mon Onde le tuëdecin , sa femme et ses enfants : nous nous divertirons à merveilles.

. AGTE IV, SCÈNE VI. loi

LISETTE

Voilà de quoi bien passer son temps, madame.

ANGÉLIQUE

oh! pour cela non, mon fils, je vous prie; hors Araminte, qui a les manières de condition, je ne veux voir que des femmes de qualité, s'il vous plaît.

M. SllfOlf.

Eh bien ! oui, des femmes de robe.

ANGÉLIQUE

Non , monsieur, des femmes d'épée : c'est mon foible que les femmes d'épée, je vous l'avoue.

LISETTE

Madame a les inclinations tout-à-fait militaires.

M. SIMON

Eh bien 1 soit, des femmes d'épée, tout comme tu voudras.

Nous donnerons depetits concerts quelquefois.

M. SIMON

Des concerts ici dans ma maison ?

ANGÉLIQUE

Oui , mon fils : comme vous voulez que j'y demeure toujours, il faut bien que je m'y divei^ tisse. ^

LISETTE

Elle a tant de complaisance pour vous, que

io!s LES BOURGEOISES A LA MODE, yoas De sauriez vous défendre d'en avoir un peu pour elle.

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