‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 281 sur 396 · SCÈNE 11. tiy · texte numérisé non relu

SCÈNE 11. tiy

L18ETTC.

Gomment donc , Lucas ?

Lf7CA4.

Acoutez : je sommes pour être mariés ensemble, car monsieur Bernard, notre maître, dit quil le veut, je le tcux bian itou; quand voms ne le voudriais pas, vous, je sommes deux contre un; à la pluralité des voix, je serons mari et femme , ne vous en déplaise.

LISETTE

Cest une chose sûre : mais,' afin que les choses se fassent de bonne grâce, et que je le veuille bien aussi , c'est pour cela que tu veux faire fortune ?

LUCAS

Tout justement, vous l'avez deviné; j'aime à être riche, moi; il m'est avis que ça est bian commode, mademoiselle Lisette.

LISETTE

Tu as raison.

LUCAS

Oh bian donc, comme je partagerons notre fortune ) il n'y a point de danger de vous montrer ce que je vians de trouver.

LISETTE

Qu'est-ce que c'est ?

LUCAS

Motus, au moins.

LISETTE

LUCAS

LISETTE

i5o LE TUTEUR.

LISETTE

Est-ce quel(]ue diamant?

LUCAS

Non.

LISETTE

Une bourse pleine d'or?

LUCAS

Non.

Quoi donc ?

Un papier.

Quel papier ?

LUCAS

Un papier dont j*ai bonne opinion ; c'est tout dire. Le yoilà. Tenez, il fait encore tantinet jour ; vous savez lire, voyez ce que c'est, car je n'y entends goutte, oui. Mais, morgue, lisez donc tout haut; point de trahison, au moins.

LISETTE lit.

aMadame votre indre m'est venue trouver .Vous « avez fort bien fait de lui mander naturellement « où vous êtes, le sujet qui vous y retient, et les « moyens qu'il y a de vous rendre service. Je sui- « vrai de près le valet de chambre qui vous porte <• ma lettre ; tâchez de plaire , puisque vous l'avez

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