ANGÉLIQUE, LISETTE, LUCAS, M. BERNARD
M. BERNARD
Ah ! c'est VOUS que je cherche , Angélique : j'allois monter à votre appartement, et je suis bien aise de vous rencontrer ici.
ANGÉLIQUE
Souhaitez-vous quelque chose de moi, monsieur?
M. BERNARD
Oui. Depuis le souper, on m'a appris des choses qui ont achevé de me faire prendre des résolutions dont vous serez bioo aise, et j'ai de bonnes nouvelle^ à vous dire.
ANGELIQUE
Me voilà prête à vous écouter.
M. BERNARD
On Tons demande en mariage.
iCi LE TUTEUR.
AKGÉLIQDE.
Od m*a dëja demandée tant de fois inutilement, que cette nonveUe n'est pour moi ui surprenante ni agréable.
Oh! cette fois-ci ne sera pas comme les antres, et de la manière dont monsieur parle, je vois bien qu'il a de bonnes intentions.
M. BERHARD.
Les meilleures du monde , Lisette : tu sais combien de soins j'ai pris pour son éducation.
LISETTE
Cela est vrai.
ANGÉLIQUE
Je vous en suis bien redevable.
M. BERNARD
Depuis la mort de ses parents, je n'ai épargné aucune chose pour la rendk'e une personne accomplie.
LISETTE
Et vous avez très bien réussi.
M. BERNARn.
Il me semble qu'il ne manque plus à l'accomplissement de mon ouvrage que de la voir heureusement mariée.
LISETTE
Vous avez raison; il faut un bon mari pour coux;onner l'œuvre.