‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 315 sur 396 · SCÈNE XXIT · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIT

des domestiques. £h bien ! étois-je d'intelligence avec eu^ qu'en dites-vous?, vous mç rendez justice à Theure qu'il est.

ANGÉLIQUE

Oh! pour cela, oui, monsieur, je tous en réponds ; et voici mon oncle le chevalier qui vient d'arriver, qui vous la rendra bien davantage encore.

M. BERNARD

Votre oncle? Et que vient-il faire ici à l'heure qu'il est?

ANGÉLIQUE

Nous ne tarderons pas k l'apprendre : c'est quelque affaire pressée, apparemment.

DORANTE

Le chevalier me tient parole; tout va bien, l'Olive.

LUCAS

Morgue, monsieur, ne nous montrons pas comme ça, on se gattsseroit de nous.

«GÈNE KKIK.

M. BERNARD, LE CQBVAUER, AISGËUQUE,

Tenez, monsieur, c'est monsieur Bernard ^ qui Yous en Youlez;)§ j^tii^/^ ^shabillë de cam-

LB CHEYALIEII.

Monsieur Bernard!

Oui, monaicnr^ o^fi|«^«iv«n^M»e. M Irait fWHp

dire.*. 1 .

Dans un tel équipage I Donnes-Yous le b;aJ^, monsieur? Ma nièce, f^fk art-il quelqu'un dans le n^la^e*?

M. VEtkMAM»^

Ce n est point une mascarade, monsieur; je Yais YOUS expliquer...

LISETTE

Le pauYre homme a perdu Tesprit depuis quelque temps : il nous le faut Yeiller tontes les nuits.

M. BERNABD.

Gomment, Finsolente ?

SÇ^JS^> XXfIf. 311

JJjftç çf^rp^f^iffife gife]ieiftr<J(ia; i^^jip/fxf^a bientôt les champs, si je ne me trompe.

LE l[:^^\ ^L^i^fL.

Mlleypi^.rOMvp?

l'olive.

Vous voyez, m^i^^ifr i/cj^c^i^ a sa folie dans

cfiPê mm-^-^ô !* wwç/ç8t^*1^çjw*i»i«^• Je sais l'aventure.

Et voilà ai]^ W,f»WP % ^^Off^fif^m^sance, qui s*est mis i^9 IgL ^tp...

Ljp^^^yA^i^»,

et ,ft¥^^ iigaf/? '^9^/?/? ^P^r.ç j^ ?

Cest le fermier de movi^i^iff JB^n^4» ^^ ? ^^ même folie que son n^tjcfz jls ont tous deux la

LUCAS

Morgue, ça n*çs|p^9 ?'^r.j* 9^ ^eux pas être femme, ces| mf^ tfiç^ fpitpb^^ .fi^glf^WW ? et j'aimerois mieux éfff ^9;i|^-gar^u.

Ouais ! tout cecj çQKtujrvei^c^ A me déplaire ;

aia LE TUTEUR.

LE CHEVALIER

Vous êtes là , ma nièce , en bien mauvaise compagnie.

ANGÉLIQUE

Je m'y déplais beaucoup, mon oncle, je tous Tavoue.

LE chevalier:

Je le crois bien : ce sont les petites-maisons que cette maison-ci; il faut en sortir an plus vite.

M. BERRARD.

On se moque ici de moi, je pense.

ANGÉLIQXTE.

Pour le peintre et le jardinier, ce sont des espèces de fous assez agréables. Si vous voulez bien, mon oncle , nous les emmènerons avec nous.

LE CHEVALIER

Volontiers, ma nièce.

Nous divertirons ces dames dans le voyage, monsieur.

LE CHEVALIER

J'ai là mon carrosse ; allons , venez.

H. BERRARn.

L'on prétend ainsi, malgré moi...

LE CHEVALIER. '

Doucement, s'il vous plaît , monsieur Bernard ;

en attendant qaon9QM9/9iifmêS9 «V<W#iW*r<P bon sens yous reYveiMQ^f

Quoi ! Angélique. . .

plus Ml|g|B.

Ma pauvre Lisette, empêche que...

LISETTE

Jusqu'au revoir. Monsieur, quand sa folie le prendra, recommandez quon ne le batte point; il vient d'en avoir assez, je vous assure.

M. BERNARD

Quoi ! tout le monde m'abandonne !

DORANTE

Vous êtes persuade de mon zèle et de ma fidélité, monsieur; je vais suivre votre maîtresse, et je vous promets de l'entretenir toute ma vie dans les bons sentiments qu'elle a pour vous.

Hom, je crève!

l'olive.

Je laisse votre jardin en bon état. Souveniez-

3i4 LE TUTEUR,

▼ous quelquefois de moi, je tous prie: ne donnez jamais de conps de bâton à tos jardiniers; ces maraads-là savent les rendre.

M. BBRNAAn.

Ah, mon pauvre Lucas! je perds Angâiqae, que deviendrai-je ?

LUCAS

Bon! Palsançné, que voulei-Tous faire? Ils ont beau dire, je ne sommes pas fous ; je sommes les sots ; et si j'avions ëpousë ces deux carognes*Ui, je l'aurions été bian davantage.

Fin DU TUTKUB.

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