CÈNE I
ble avec Fautre, parcequ'alle s'en avoit pas assez. Qaeulle espèce de Femme voulee-rous encore prendre?
H. THOHASSEAU.
La plos jolie personne du monde; douce^ honnête, spiritneUe.
THIBAtJT.
Hom ! je crois bian que vous le yondriais ; mais c*est nn animal bian rare qu'une femme comme ça. Je ne dis pas qu'il'n'y en ait queuqu*uné ; mais je ne crois pas qn*on vous la garde. >
M. TBOlffA^SBAV.
Tu chang^erois de sentiment, si tu avois yu celle que j*aime.
THIBAUT
Acoutez : faites «la-moi voir avant que delà prendre ; je vous en dirai ce qui en sera tout à la franquette. Voyez-vous , nous autres paysans des environs de Paris , je nous conrioissons mieux en femmes que personne ; j'en voyons tant de toutes les façons. C'est, mor^^aé, une marchandise bian trompeuse.
M. THOMASSEAtr.
Tu la verras, et dès aujourd'hui eUe doityenir ioi faire vendange.
THIBAUT
J'entends bian ; c'est pour elle que la fête se fait.
S30 LES YENDAUGES DE SURÉNE.
M. THOMASSEAIT.
JosCemenc. •
THIBâVT.
Je boute d* abord le nez dessus 5 n'est-ce pas? MaiS) s'il vous plait, monsieur, en tous chargeant de rembarras d'ane femme, ne vons déchargerest-TOus point de sti de votre fille : aile est en âge d'étl*e mariée; et qnand une poire est mûre, si on ne la cueille, aile tombe d'elle-même, comme toos savez.
,M. THOMASSEAU.
Je songe anssi à marier ma fille , et le mari que je lui destine devroit être ici ; je l'attends de jour en jour.
THIBAUT
. Et quel acabit de mari lui baillez-vous, s'il vous plaît ? S'il n'est pas à sa fantaisie , aile en prendra queuque autre avec sti - là ; et s'ils se trouvont deux maris poni^un, hem,. ça fera du grabuge.
Mariane est une fille bien élevée , qui fera toujours tout ce que je voudrai.
THIBAUT
Aile est une fille bien élevée; mais aile est une fille , et j'ai queuque opinion qu'aile a queuque jeune drôle dans la fantaisie.
SCÈfiTE 1. aai
H. TBOMA8SEAU.
Et qui t'a fuit pr«iidr« cette opittioB<4à ?
THIBAUT
oh ! je suis un futé compère , voyec - vous. U yiaut rèder ici, depuis <|He vous y êtes, uo jeune gars de Paris.