SCÈNE V
THIBAUT
Cette couseine-là connoit tout le monde.
M"»® DUBUISSON
Bonjour, cousin.
THIBAUT
Votre valet, couseine»
CLITANDRE
Que je suis heureux de te rencontrer dans ce pays-ci, ma qhère enfant!
urne DUBUISSOV.
Peut-on vous y rendre quelque service?
THIBAUT
J* allions vous charcher pour ça , je vous Faménois, et je ne savois pas que vous fussiais si bons amis.
M"»» DUBUISSON
■Eh, vraiment! c*cst le neveu de madame Desmartins.
THIBAUT
- De cette belle madame qui a été tout ce printemps cheux vous?
CLITAVDRE.
Ma tante a passé le printemps chez toi?
lime DUBUISSON.
Elle y a été quinze jours ou trois semaines à prendre du lait, monsieur.
T&tBAUT.
Bon, palsan^ja^^da lait! vous vovs (^aasses de nous : aile y prenoit bian de bon vin de Champagne y que de bian gros monsieux appoitiont de Versailles. A la vérité, drès que son mari la venbit voir, aile étoit toujours malade; quand il n*y étoit plus, tatigué, qu'aile se portoit bian! Oh ! je ne m'étonne plus que vous soyais si fort amoureux, vous êtes de bonne race.
W^^ DUBUISSON
Cest un extravagant; ne prenez pas garde à ce qu'il dit.
CLITANDRE
Ce sont les affaires de mon oncle , madame Dubuisson, ce ne sont pas les miennes.
THIBAUT
C'est bian dit, je ne sommes pas ici pour ça, j'y sommes pour notre compte.
M»« DUBUIS805
Ce ne sont pas les vendanges qui vous attirent à Suréne; c'est l'amour qui vous y amène apparemment.
CLITANDAE.
Oui, ma ch^e madame Dubinsfon, vous voyex le plus amoureux de tous les homtties: