‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 335 sur 396 · SCÈNE VII. ail · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. ail

CLITANPRB.

Cest an de mes intimes^ £h ! que diantre viensm faire ici?

LORANGE.

Voulez-vous .q;ae je vous parle franchement ? J^ ne le diroia pas à d* autres ; mais à ma commère et à vous...

M»« nUBDISSOV.

n amène ^elque petite grisette en veqdange à Suréne, je£;age.

IfOA.AN.OE.

Non 9 par ma foi , je viens faire emplette de bon vin de Champagne.

CLITANU^S.

Emplet^ de bon vin de Champagne à $aréne ?

IiORAHGE.

Oui parbleu; .nous sommes plus de tci^nte h Paris qui tirons nos vins de Champagne de ce pays-ci, et nous allons chercher le» iiina de Bourgogne par-dfllà Étantes.

M»" DDBUISSOir.

Mon compère Lovange est deJt)cvoiBe;foi, cop^^a TOUS voyez.

Tu es un effronté maroufle.

LORANGE.

Ohl ne vous l^àobez poiiit; VQVWiiieJbv^eK point 2. ai

de ces bons vios-là, tous autres; on n'en donne qu'a ceux qui les paient le mieux, et qui s*y conuoissent le moins ; à de petits maîtres de Paris , par exemple, à des filles de qualité de leur connoissance , à des enfants de famille qui prennent à crédit , à des abbés qui font porter des soupers en ville : il faut bien que tout passe.

CLIT&KDHE.

Tu en as bien fait passer Tannée dernière à ce petit homme-là...

LORAHG'E.

Qui?

CLITAKDRE.

Ce petit homme à grande perruque, cet apprenti magistrat qui'faisoit son cours de droit chez toi , et qui donne à présent des audiences daiis r«ànphithéâtre dé TOpera. '

LORANGE.

Je ne sais qm vous'voulez dire.

M™« DUBU1S80W.

n y en a tant- comme cela dans le monde, que taionsieur de Lorange ne peut pas se souvenir qui c'est.

GLITâMDRB.*

Et comment gouvernes-tu ce grand inutHe,qni a l'air si déterminé , qui attend que la paix soit faite pour se mettre dans les mousquetaires?

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