‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 349 sur 396 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

M. THOMASSEAU, VIVIEN.

M. THOMASSEAU.

Que VOUS a-t-on fait ? qui étes-vous , monsieur?

VIVIEN

Je suis un honnête homme de Normandie, jnonsieur. ,

M. THOMASSEAU.

De Normandie?

VIVIEN

Oui, monsieur; et pour mes péchés je suis venu ici dans le dessein d'épouser la fille d'un monsieur Thomasseiau , qui est le plus (];rand coquin , le plus ^and maraud. . .

M. THOMASSEAU.

Gomment donc, monsieur? prenez garde à ce que vous dites.

VIVIEN

Cest la vérité, monsieur; il a une fille qui est la créature la plus maussade et la plus effrontée...

M. THOMASSEAU.

Monsieur!...

VIVIEN

Et un coquin de cousin qui est un homme à

a64 LES VENDANGES DE SIJRÊNE.

pendre. Cest bien la plus détestable famille qae cette famille-là.

M. THOMàSSEAU.

Vous êtes un fripon et un insolent de parler de gens d*hoone«r comme vovs faites, et je vous ferai dooner mille coups de bâton, afin qae tous le sachiez.

VIVIBM.

Que la peste m'étouffe, si je ne vous dis vrai. Vous ne connoîssez point ces gens-là, monsieur: si vous les aviez vus seulement...

M. THOMASSEAU.

Et savez-vbus bien que je suis monsieur Thomasseau, moi qui vous parle?

VIVIEN

Non, non, monsieur, ce n*est pas vous; je viens de le quitter, il est aux Trois^Rois avec sa fille et des soldats aux gardes.

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