LE MAGISTER, LÉPINE
LE MAGISTER
NoD,pa1sangaeDne,vous avez beau dire, monsieur de Lépine, je ne saurois maccoutumer à sti-là.
LÉPIKE.
Mais qu'est-ce que cela vous fait, monsieur le magister? puisqu'il faut'que nous ayons un seigneur une fois, que nous importe qui le soit?
LEMAGISTER.
Que nous importe? Mor(^ué! ça est honteux que le cousin du meunier de Rou(i;emare, monsieur Grimaudin , dévia une sei(jneur du villa(]re de Gaillardin : je ne puis avaler cette pilulç-ià.
LÉPINE
C'est un honnête homme , qui a gagné du bien , et...
LE MAGISTER
Un procureur honnête homme , et qui est devenu riche encore ! en velà une belle marque !
i86 liES VACANCES.
LÉPIKE.
n a des amis, d« bonnes cooaoissaDces, et nous nuus troayerons bien de sa protection.
L< MÂGISTEB.
li? il nons fera des procès à tons tant qne je sommes : mais,morgQé,je m'èngansse; je sommes quatre on cinq dans le village qui li taillerons de la besogne, sur ma parole.
LÉPINB.
Et que fere^Tous?
LE HJLGISTER.
Ce que je ferons? Il nest, morgue, pas plus gentilhomme que nous : je sis collecteur, moi. Dieu marci , cette année ; palsanguenne , j'aurai le plaisir de mettre notre nouTeau seigneur à la taille.
LSPIHK.
Qu'est-ce que cela produira ?
LE HA.GISTBB.
Que je le ferons enrager, et s*il ne reut aToir la paix , il a de petits droits que je li ferons pai^ dre. Oh ! je ne no^s mouchons pas du pied, afin que vous le .sachiais.
LÉPINE
Vous êtes un homme entendu et entreprenant , je vois bien cela.