SCÈNE VIII
MADAME PERRINELLE, LE GREFFIER, ANGÉLIQUE, madame LA ROCHE.
Mme PERRINELLE.
Qu'est - ce que cela veut donc dire , madame La Roche ? Ah ! voilà aussi mademoiselle Angélique Grimaudin. Vraiment , vous àvee un plaisant ori{jiaal de père ; inviter d'honnêtes {][ens à venir le voir dans un château dont il n'est pas le maître, et où le roi met garnison de gens d'armes !
LE GREFFIER
Et une garnison insolente, qui manque de respect à madame Perrinelle !
M™e PERRINELLE. '
Oui, des coquins qui ont l'audace de donner des croquignoles à monsieur le grefÇer ! '
LE GREFFIER
Oh! ils n'y ont pas osé venir plus de trois ou quatre fois, et je leur ai bien dit que si cela continuoit...
M™e LA ROCHE.
Si vous leur aviez parlé d'abord un peu ferme. ..
LE GREFFIER
J« ne prenois p^s garde à moi dans les coma. 26
3oi LES VACANCES.
mencements ; je ne songeois qu*à madame Perri*
nelle. Quand on est avec des femmes...
M™f PERRIfTELLE.
Ces brntaiix-là n ont non plas dé considëratioii ponr le beau sexe...
LE GREFFIER
Ils VOUS trouvoient jolie. La peste! au retour d'une campagne, ces drôIes-là ne s'embarrassent non plus de honnir une femme de robe...
M™* PERRIKELLK.
Ils ont du goût dans leur brutalité ; c'est dommage qu'ils manquent de savoir-vivre.
LE GREFFIER
Cest la faute de monsieur Grimaudin^de n'avoir pas prévu...
, M™« PERRINELLE.
Patience, patience! je ne lui laverai pas mai la tête..
ANGÉLIQUE
Vous n*avez donc point encore vu mon père, madame?
M"»« PERRINELLE.
Non, mademoiselle Griraaudin.
ANGÉ4.IQUE.
Je vais le faire chercher, madame Perrinelle.
M"»« PERRINELLE.
Vous me ferez plaisir,madedioiselle Crimaudin.