SCÈNE XVIII
ANGÉLIQUE, madame LA ROCHE, CLITANDRE, LÉPINE.
AK^GÉLIQUE.
La compa^^ie que mon père a fait venir ici se divertira mal, et sa prise de possession ne sera pas tranquille.
Min« LA ROCHE.
Il en ordonne la cérémonie burlesque avec grand soin, et il me semble qu'il s'en fait une vraie affaire. Il a fait venir un suisse de Gonesse avec toute sa famille.
CLITANDRE, apercevant Angélique,
Que vois-j e , Lépine ? ^
LÉPINE
Vous voyez une fort jolie fille et une fort bonne femme : c'est un assortiment des plus commodes.
ANGELIQUE
Ah, madame La Roche ! voilà ce jeune officier dont je te parlois , qui venoit au couvent.
M™" LA ROCHE
Gela n'est pas possible.
CLITANDRE
La jolie fille ne m'est pas inconnue, Lépine.
3a4 LES VACANCES.
LÉPINE
Bon, tant mieux; vous aurez bientôt fait connoissance avec la bonne femme.
GLITANDRB.
La surprise où je suis , madame , de yous trouver à la campagne dans un temps...
AtfGÉLiQDB.
Cette aventure est toute des plus imprévues pour moi, je vous r avoue; et je ne mattendois pas...
LéplNE.
Je ne m'y attendois pas non plus , moi , la peste mVtouffe ; et je gage que madame La Roche est aussi surprise de votre connoissance que tous êtes surpris de vous rencontrer ; et monsieur votre père ne sera pas moins surpris d'une chose aussi surprenante. Oh, diable ! il y aura bien de la surprise dans tout ceci, sur m^ parole.
&!»« LA. ROCHE
Mais que les surprises ne vous fassent pas perdre le jugement. Vous voilà à même de renouer la partie : mort de ma vie ! ânissez^la, il ny a point de temps, à perdre.
GLITANDRE.
Par quelle heureuse destinée, madame...
M™« LA ROCHE
•On vous expliquera tout cela. Cest le même