‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 50 sur 396 · GUILLEMIN · texte numérisé non relu

GUILLEMIN

Gomment donc , madame ? Vous avez des sentiments bien étranges !

M"» PATIN

Passez, passez dans mon cabinet, monisieur Guillemin ; monsieur deviendra raisonnable. Venez , monsieur l'emporté , venez voir comme on vous croit indigne de la tendresse qu'on a pour vous.

LE CHEVALIER

Non , madame , je ne tovx point entrer dans toutes ces petites discussions.

M"» PATJH. .

Mais il fout bien qoB nous conremons ensemble.

LE CHBTAI.IER.

Et c'est justement ce que j'apprâiende, et ce que je veux éviter. Je ne trouve rien de plus fatifjnnt pour moi que des conventions, des articles... Que Tou^hrieEF-Tous que j'allasse faire 8f«e monsieur dans votre cabinet? Quoi! vous dint <p*un jeune homme de qualité n éponse fpière une veuve de &iaticier sans quelque avantafje considérable; que tout l'amour que j'ai pour vous ne aoe metiroit poâit à couvert des repro* ches qu'on pburroit me faire dans le monde ; «C' qu'enfin, pour me justifier aux yeux de tous mes amis^ il fEuidroit que vous parnssies m'avoir acheté de tout votre bien ? fiïon, madame, je ne saurois dire ces choses-là ; cela n'est point de mon earatstève, et j'ainerois miesx étninort, que d'en avoir jamais parlé.

OUILLlTMIH.

Oh 1 madame , monsieur le chevafier sait trop bien son vivre. Mais aussi, monsieur, madame

ACTB III, S€ÈNE VL 99

ii*îgBore pas <^Bime on £iit les choses; elle vcmis aime , et ce sera rarnonr qni dcesscra lui-mêiM les articles.

I^ine VA Tiff.

Ah! monsieur Guillemin, que je vous suis obligée de lui parler comme vous faites ! Oui , monsieur le chevalier, si une donation de tout mon bien peut servir à vous témoi^roer ma tendresse , je suis au désespoir de n*en avoir pas mille fois davantage po«r vous prouver mille fois phu d'aaaoïir.

GUiLLEMIir.

Voilà ce qui s'appèUe aimer, monsieur.

I4B CBBVALIKR.

£h bien, monsieur Guillemim, puisque madame le veut, passez dans son cabinet avec elle^ dressez le contrat comme il lui plaira; elle paroit si nnaeinable^ que je signerai aveuglément.

GUILLEMin.

PeiMHNi voir «n gentilhoaune plus désintéressé?

M»« PATI»

Eh ! venez, monsieur le dwvalier, venez vousmême , je vous en conjure.

LE CUEV&LIBI.

Dispensez - m'en , madame , je vous prie ; je

loo LE CHEVALIER A LA MODE.

ne veux point que ma présence vous engage à

plus que vous ne voudrez.

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