ACTE IV, SCÈNE IV. i3i
raodement qae j'aie un éctiyer comme elle ; et quand nous a{virons d*ccuyer à ëcuyer, il ne faudra peut-être pas tant de cérémonie.
M. SERREPORT.
Gomment donc ,. madame , un écuyer! êtes- TOUS femme à ëcuyer, s*il vous plaît ? et ne songez-vous pas...
M»« PATIN
Tenez, monsieur, point de contestation, je TOUS prie : je n*aime pa^lesdisputes ; et, pour peu que TOUS m'obstiniez , tous me ferez prendre des paçes.
M. SERREPORT.
Ah ! je vois ce que c'est , votre entêtement continue; il est désormais impossible de vous en corriger, et vos manières me confirment à tous moments les avis qu'on m'a donnés.
M«»« PATIN
Gomment donc, monsieur ? Quels avis? Avezvous de« espions pour examiner ma conduite?
M. SERREPORT. .
Morbleu, madame ! j'en sais plus que je n'en vondrois savoir.
une PATIN*
Hé bien ! monsieur, tâchez de l'oublier.
M. SERREPORT.
Mais vous ne nous manquerez pas de parole
i3i LE CHEVALIER A LA MODE, impunément ; et il ne sera pas dit que tous aurez jeté ma fille dans le même dérèglement d'esprit où TOUS êtes , et que son père l'ait souffert sans ressentiment.
M«n« PATIN.
Quel discours est-ce là ? Que roules-rous dire ? Suis-je une déréglée , s*il vous plaît ? Écoutez , monsieur Serrefort, vous me ferez raison des termes offensants dont vous vous servez; prenez-y carde , je vous en avertis.
• M. SERRBFOBT.
Écoutez, madame Patin, 0 n'y a qu'un mot qui serve : je suis bien informé que vous voulez épouser un (pieux de chevalier, qui se moquera . de vous dès le lendemain de vos noces : je sais de bonne part que ma fille s'entête de quelque espèce de marquis plus {pieux peut-être que votre chevalier. Monsieur Migaud sait tout cela comme moi ; mais nous ne demeurerons pas les bras croisés ni l'un ni l'autre, et nous vous rendrons raisonnable mal(p'é vous-même.
M»® PàTIN.
Oh bien ! monsieur Serrefort, je vous en défie. Son{vez à le devenir, monsieur Serrefort; et ne mettez pas ici les pieds que vous ne vous soyez rendu plus sag[e.