SCÈNE II
MADAME PATIN, LISETTE
M«« PATI»
Le chevalier n'est point encore venu , Lisette ? N'a-t-il pas envoyé?
LISETTE
Non , madame.
i43 LE CUETALIER A LA' MODE.
Mme PATIR.
Je suis dans une étrange impatience.
LISETTE
Il n*estpas temps de vous impatienter encore, madame. Neuf heures viennent de sonner, et vous avez fait dire à monsieur le chevalier de ne venir ici qu'à dix.
Iiue PATIN.
Ce vilain monsieur Serrefort est cause de cela. Sans cet anitnal, le chevalier seroit ici à TheAre qu'il est, et il n'auroit pas le temps de me faire quelque perfidie.
LISETTE
Oh ! par ma foi, madame, je ne m'accommoderois (^ère, pour moi, d'un homme comme monsieur le chevalier, qu'il faudroit (][arder à vue. Eh! mort de ma vie, vous êtes toujours sur des épines.
M™« PATIN
Quand nous serons une fois mariés, Lisette, je ne craindrai pas tant; mais jusque-là le chevalier me parott si aimable, que je meurs de peur qu'on ne me l'enlève.
LISETTE, bas.
Le beau joyau pour en être si fort éprise!
Mtne PATIN.
N'a-t-on point eu des nouvelles de ma nièce ?