ACTE V, SCÈNE III. i
Quel est votre dessein , madaizie ?
LA bahohne.
Approchez, Jasnûn , approchez.
aime pATin.
Ah, bon Dieu! des épëes, madame! venezvous ici pour m* assassiner? .
LISETT]^.
Vraiment, cela passe raillerie, madame.
LA BARONNE
Otc»*voa8 de là, vous, ma mie, que je* ne vous donne sur les oreilles. Et vous, na^darae, choisissez de ces deux ëpées laquelle vous voulez.
fgme pi^TIlik.
Moi, madame, prendre une épéc! Eh, pourquoi, s*il vous plaît?
LA BARONNE
Pour me tuer , si vous le pouvez.
Mme PATIN.
Moi, je ne veux tuer personne.
^A BARONNE
Mais je veux votis tuer, pioi.
jUme PATIN.
Hé , bon Dieu ! que von» ai -je fait pour vous donner de si méchantes intentions?
i46 LE CHEVALIER A LA MODE.
LA barouke.
Ce que vous m'avez fait ^ madame? ce que vous m*avezfait?
I^me PATIN.
Lisette, prenez gaitle à moi.
LISETTE
Oui, madame.
LA BARONNE
Allons, allons, point tant de raisonnements, ma bonne amie : vous m'enlevez le chevalier ; il est à moi , ce chevalier, aussi bien que mon moulin, et c'est une grâce que*je vous fais de vouloir bien voir à qui il demeurera.
Bime PATIN.
Quoi, madame! c'est monsieur le chevalier qui vous fait tourner la cervelle?
LA BARONNE
Oui, madame, et il faut me le cëder ou mourir.
LISETTE
Voilà une vigoureuse femme, au moins.
LA BARONNE
Voyez, renoncez à toutes les prétentions que vous avez sur lui , et je vous donne la vie.
Quelle dtrange femme, LiseHe! et comment pouvoir m'en débarrasser ?