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COLLODION SANS ÉTHER. (P/ioL). V. 4, III

12. — COLORATION EN JAUNE des Verres pour laboratoires : (Breese, 1861). [Phot.]. V. 856 — 858 — 1489.

§ 1 . Tous les moyens faciles et rapides d'installer un laboratoire en

COTON-POUDRE SOLUBLE DANS l'aLCOOL ABSOLU.

campagne doivent être soigneusement recueillis. En province^ dans une petite localité , on aura une grande difficulté à se procurer des verres jaunes^ une aussi grande peut-être à trouver du papier orangé^, tandis que dans la plus petite pharmacie on trouvera du safran.

On fera donc une dissolution saturée de safran (43, III) et l’on y plongera une glace couverte de collodion, qui absorbera promptement la matière colorante et prendra l’aspect d’un beau verre teinté.

§ 2. La solution de safran se fait par la macération de :

Safran (43, III) 0gr.50

dans :

Eau 160

11 est bon d’employer un collodion épais.

§ 3. Le verre ainsi préparé est parfaitement antiphotogénique, car on en a exposé une feuille sur papier sensible pendant une 1/2 heure sans que celui-ci ait été altéré en aucune façon.

13. — COTON-POUDRE soluble dans l’ALCOOL ABSOLU. {Chim..). V. 4, III.

§ 1 . Le coton-poudre nécessaire pour obtenir l’alcolène , se prépare de la manière suivante.

Dans une bassine sèche et propre contenant un litre environ, on

met :

Acide sulfurique concentré (1380) 110 gr.

Acide nitrique (1002) de densité 1,4 90

On mélange parfaitement ces deux acides avec un agitateur (34), et pendant que le mélange est à son plus haut degré de température, on place la bassine dans un bain-marie métallique plein d’eau bouillante (-j- 100°), de façon à élever la température du mélange environ jusqu’à + 80°.

§ 2. On place cet appareil sous une cheminée à fort tirage pour enlever les vapeurs acides délétères, et l’on y plonge par petites portions, autant de coton-poudre que possible sans compression. On laisse agir pendant 5' après l’immersion de la dernière touffe de coton.

§ 3. On retire alors la bassine de dedans le bain-marie, on verse ce qui reste d’acide dans un vase à résidus et l’on jette le coton-poudre ou pyroxyline dans un baquet d’eau où on l’agite quelques secondes avant de changer l’eau.

Après plusieurs lavages semblables, le coton-poudre doit séjourner pendant une nuit dans l’eau où il subit ensuite plusieurs lavages, et on l’étend sur une table pour sécher spontanément. Quand il est parfaitement sec, il est soluble dans l’alcool seul (68).

§ 4. La solubilité du produit dépend de la force des acides employés. S’ils sont plus faibles que ne l’indique le § i;, le fulmi-coton ne se dissout pas sans éther (657).

DÉVELOPPÉMiÈNt AVEC LE PilOTONlTI^ATÈ DE FER.

14. — DÉCOLORATION DU BAIN D'ARGENT pour Papier positif albuminé : (Tunny, m)i).{Phot.). V. 128 — 130—134—136.

§ 1. Le papier positif albuminé (44^ § 6 — 1106) produit souvent par son contact avec le bain d’argent une détérioration rapide de celui-ci, qui rend les images farineuses et sans vigueur.

On peut détruire la coloration à l’aide du noir animal (1005) et du kaolin (860); la filtration débarrasse le liquide des matières colorantes en suspension, mais le bain demeure souvent alcalin par la présence d’une grande quantité de carbonate (208) et de phosphate de chaux (1142).

§ 2. Pour purifier complètement un bain et lui restituer sa valeur première, il faut verser dans le flacon qui le contient, une ou deux gouttes d’une solution saturée d’acide citrique (299) ; il se produit un précipité floconneux du citrate d’argent (10, 111) qui se dissout en agitant. On filtre, et le bain sensibilisateur (130 — 136) a repris sa limpidité.

Le papier du filtre est légèrement décoloré et le bain devient un peu acide, condition nécessaire pour obtenir de vigoureuses épreuves.

15. — DÉVELOPPEMENT AVEC LE PROTO-ACÉTATE DE FER, des négatifs sur Collodion : (Gaudin, 1861). {Phot.). (13—16, 111).

16. — DÉVELOPPEMENT AVEC LE PROTO-NITRATE DE FER, des négatifs sur Collodion : (Gaudin, 1861). {Phot.). Y. 13 — 1129.

§ 1 . Outre la méthode de préparation de ce sel indiquée (1139, § 2, 3), on peut encore employer les substances suivantes :

. (Eau 500 gr.

- ( Nitrate de chaux pulvérisé (32, III) 50

as j Eau 500

I Protosulfate de fer (1366) pulvérisé 80

Mêlez ensemble les deux solutions, agitez, filtrez au papier pour retenir le précipité, et le liquide, jaune pâle, est prêt à servir.

§ 2. Il est bon qu'il reste dans la solution un léger excès de protosulfate de fer. L’épreuve suF collodion apparaît en 5" à 6" et peut se . continuer.

EMPLOI DE l'acide CHLORIQUE.

Il faut ajouter à la solution quelques gouttes d’acide nitrique (1002) avant l’emploi. Cette addition conserve les blancs.

Additionnée de solution d’argent^ cette liqueur renforce les épreuves même fixées à Fhyposulfite (795).

17. — DÉVELOPPEMENT AVEC LE GALLO-CITRATE DE FER, des négatifs surCollodion : (Tünny, 1861). [Phot.). V. 26, III.

§ 1. Le gallo-citrate, ou mieux,' pyrogallo-citrate de fer employé comme agent révélateur des images négatives sur collodion, ne semble produire d’abord aucun développement apparent, mais l’image apparaît tout-à-coup. Le développement est alors complet et l’on n’obtient aucun renforcement en prolongeant son action.

§ 2. Cette méthode de développement oflre des avantages et des inconvénients, elle se rapproche de celle que l’on employait au commencement du procédé sur collodion avec le protosulfate de fer en solution concentrée.

18. — DÉVELOPPEMENT DES' NÉGATIFS SUR COLLODION, par les acides PYROGALLIQUE et FORMIQUE. (Phot.). V. 5, III.

19. — EMPLOI DE L'ACIDE CHLORIQUE dans le Bain d’argent pour Collodion. (Phot.). V. 9, III.

§ 1 . Le bain d’argent doit être légèrement acide avec tous les réducteurs. L’acide acétique (19) employé souvent donne des résultats variables, parce qu’il est très-volatil et se décompose en présence des composés d’éther (657) formés dans le bain par l’action même de la température. En se servant d’un acide fixe, stable, qui ne donne aucun précipité, on multiplie les chances de succès.

§ 2. Tous les chlorates sont solubles comme les nitrates, et si le bain d’argent est acidulé par l’acide chlorique (9, III) au degré convenable, il conserve tmijours la même acidité, malgré la concentration du bain et même la dessiccation complète. Quand la quantité d’acide est trop considérable, on voit se produire avec ce bain une grande diminution de sensibilité, comparable à celle qu’occasionin; l’acide

FERROCYANURE DE FER.

acétique (19). Il faut donc étendre l’acide chlorique pour l’employer à l’acidification du bain d’argent.

§ 3. L’acide nitrique (1002) employé de la même manière^ donne lieu à moins d’accidents que l’acide acétique, parce qu’il est plus fixe que lui et moins volatil (1526).

20. — ÉPREUVES NÉGATIVES SUR ALBUMINE. (Vhot.). V. 2, III — 3, III.

21. — ÉPREUVES NÉGATIVES sur Collodion, développées et préservées à la GLYCÉRINE : (Sellers, 1861). (Phot.),Y. 497.

§ 1 . L’idée d’employer un collodion qui, après le développement des images, ne nécessite pas des lavages immédiats, est très-heureuse, en ce sens qu’elle peut diminuer de beaucoup le bagage du photographe touriste. /

Dès que, après l’apparition de l’imagé, la solution de fer révélatrice (492) a été assez égouttée, on recouvre la glace de glycérine (735). Dans cet état l’épreuve ne se modifie pas à la lumière et la couche peut rester humide pendant plusieurs jours. On peut donc terminer les épreuves à loisir.

§ 2. La glycérine ne se dessèche pas; elle est très-soluble dans l’eau et couvre la glace comme un vernis; elle empêche le fer de s’oxyder et de pénétrer dans le collodion. Elle donne, de plus, beaucoup d’adhérence au collodion pendant les lavages et le fixage.

§ 3. La solution de fer doit être concentrée et composée de :

Protosulfate de fer (1366) 4 parties.

Eau • 30

Alcool 1.5

La glace doit être bien égouttée avant d’employer la glycérine.

22. — FERROCYANURE DE FER = 3(Fe, Az) -f- 2(FeS 30^ Az). iChim.]. Y. 1, III, § 1.

§ 1 . Le sel s’obtient en versant du ferrocyanure de potassium (672) dans un persel de fer (1133) qui doit rester en excès. C’est un beau précipi'.é bleu qui s'agglomère par le lavage (bleu de Prusse).

FIXAGE ET VIRAGE DES ÉPREUVES POSITIVES

§ 2. Desséché à froid^ il présente une masse poreuse, légère, bleue, à reflets rougeâtres. En masse, il est insoluble dans l’eau, dans l’alcool (68), dans les acides étendus (22), sans odeur et sans saveur.

C’est un sel non vénéneux.

Chauffé, il brûle au contact de l’air.

A -f- 1 50® il se décompose en produits ammoniacaux (90) et cyanurés (452), laissant un résidu de fer.

§ 3. Les ^ofîes teintes avec le bleu de Prusse se décolorent à la lumière en perdant du cyanogène (452), mais dans l’obscurité redeviennent bleues par absorption d’oxygène (1033). Ce phénomène peut se répéter plusieurs fois.

§ 4. Le chlore (252) fait virer au vert, puis au jaune, le bleu de Prusse.

L’acide sulfurique (1380) le dissout.

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