‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 117 sur 231 · HYPERIODIQUE (Acide) = la’, 5H0. (Chim,). V. 211, IIL · texte numérisé non relu

HYPERIODIQUE (Acide) = la’, 5H0. (Chim,). V. 211, IIL

IODE AJOUTÉ AU COLLODiON PHOTOGRAPHIQUE.

209. — IODE AJOUTÉ AU COLLODION photographique : (A. Testelin,

m^).(Phot.)

§ 1 . Il ne faut pas croire d’une manière absolue, que le collodion photographique doive être nécessairement incolore pour bien marcher. Cette qualité de non coloration est utile quand on doit développer au moyen d’un réducteur faible, comme les acides gallique (721) et pyrogallique (1239) : elle est au contraire un défaut, quand on fait usage d’un réducteur énergique, tel que le protosulfate de fer (1230). Dans ce cas, les meilleures épreuves sont obtenues par un collodion rougi par une addition d’iode assez considérable, mais sensibilisé dans un bain de nitrate d’argent (983) acide et relativement faible.

§ 2. Il faut remarquer qu’il existe une extrême différence entre un collodion rougi par son altération, et un collodion rougi par l’effet de l’iode (828) libre ajouté directement. Le- premier perd sa seusibilité, quand son état normal est de se décolorer spontanément, mais avec lenteur ; dans ce cas, lui ajouterait-on de l’iode 1 à 2 gr. par litre même, il se décolorerait toujours à l’abri de la lumière.

§ 3. L’iode ajouté au collodion photographique ne diminue pas sa sensibilité, si le' bain d’argent est composé en conséquence, c’est-àdire avec du nitrate cristallisé du commerce, nitrate acide, tandis qu’avec un bain neutre ou alcalin la rapidité d’impressionnement serait extrêmement aflaiblie-.

L’emploi de l’iode dans le collodion a pour effet de mélanger au bain d’argent une certaine quantité d’acide azotique (1002) libre, dégagé de l’azotate par la combinaison de l’iode avec l’argent, ce qui, même avec un bain neutre, permet d’obtenir de bons résultats et rapides, si l’on verse seulement dans le liquide, avant de s’en servir, une petite quantité de teinture d’iode (1402).

§ 4. Or, l’iode par sa combinaison à l’argent, ne produit pas seulement de l’acide azotique, l’alcool et l’éther en présence compliquent le phénomène, en formant des éthers azoteux (203, 111) et azotique (133, 111). L’iode se transforme à son tour en s’oxydant aux dépens de l’oxygène de cet acide azotique, dont une partie transforme alors l’éther en aldéhyde (73) et acide aldéhydique (151, III).

lODEUX (acide).

La série de réactions se continue : Téther azoteux (203, III), Tacide iodeux (210, 111) et Facide hyperiodique (208, 111) formés toutà-riieure, agissent à leur tour sur Targent de l’azotate, avec lequel ils forment des sels particuliers qui probablement ont pour action sur la couche sensible, de modifier sa texture et sa composition intime.

§ 5. On remarque la présence de ce produit aldéhydique dans les bains d’argent servant à du collodion additionné d’iode, par Todeur forte et pénétrante qu’ils contractent et qui est tout-à-fait caractéristique.

Quant à l’action de Tacide iodique et hyperiodique sur la sensibilité de la couche de collodion, ils participent beaucoup des propriétés des acides chlorique (199, 111) et hyperchlorique (207, 111) et peuvent exercer sur cette couche une action analogue à l’hyperchlorite de chaux sur les virages de l’épreuve positive sur papier (1498), c’est-àdire que ces acides préservent les blancs et conservent la netteté et la propreté delà couche sans diminuer sa sensibilité. Ils semblent même l’augmenter soit par la dilatation qu’ils peuvent faire éprouver aux pores du pyroxyle, soit par les sels réductibles formés aux dépens de l’argent du bain.

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