ÀCTION CHIMIQUE DE L^AMMONIAQUE
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tallique ou oxydé. La petite quantité d’oxyde produit reste intact, car il n’est pas dissous par l’acide acétique, comme on le voit en B.
5® Remarque. — En exposant l’iodure et le bromure d’argent mélangé d’ammoniaque à une forte lumière solaire , la décomposition augmente; plus d’iode (828) et de brome sont libérés que d’argent. L’oxyde alors disparaît, absorbé par l’ammoniaque, sans aucune réduction de la base métallique.
6® Remarque. — L’iodure d’argent après exposition à une faible lumière, en contact avec l’ammoniaque, présente moins d’argent métallique que le bromure dans les mêmes circonstances.
§ 13. 7® Remarque, la plus importante. — Il paraît parfaitement démontré par les expériences ci-dessus, qu’il existe une combinaison inconnue d'iode et d'argent, et de brome et d'argent. Probablement l’oxygène prend part à la combinaison de l’une ou de l’autre, par le fait de la libération de l’hydrogène dégagé sous l’influence directe des rayons solaires, et de l’absence de l’oxyde d’argent, si la décomposition était complète, quoique sa présence fût dénoncée dans la première phase.
L’application de cette étude minutieuse des expériences et des remarques ci-dessus, semble propre à donner une solution finale à la question théorique du développement des images formées par la lumière.
§ 14. On peut affirmer, sans hésitation, que l’action de la lumière sur une couche sensible d’iodure d’argent, est de rendre libre une portion de l’iode (828) inhérente à la combinaison, pourvu qu’elle soit analogue à celle de l’iodure (837) et du nitrate d’argent (983); c’est-àdire inséparable, tant qu’elle demeure en contact d’une substance capable de se combiner avec l’iode, laissant une impression formée de sous-iodure d'argent (238, III), substance présentant une couleur plus foncée que l’iodure primitif, et qui forme l’image visible.
'§ 15. Les substances qui peuvent, d’ailleurs, être choisies comme développateurs des couches de collodion, doivent offrir une grande affinité pour le brome et l’iode, non relative à leur pouvoir réducteur du sel d’argent à l’état métallique, comme l’ammoniaque, la potasse caustique (1209), l’eau bouillante, le fer (671), etc., etc.
11 est certain qu’on découvrira d’autres corps possédant un pouvoir plus énergique encore, et c’est dans cette direction qu’on trouvera la solution du collodion sec instantané.
Il sera alors nécessaire d’établir une grande distinction entre l’emploi des agents de développement et celui des agents de renforcement. Développer, doit signifier un revêtement de la couche sensible produisant un composé semi-métallique d’iode et d’argent, possédant une affinité électrique pour le métal déposé par l’agent renforçant appliqué ensuite, sur lequel l’action de la lumière n’a ni attraction, ni sympathie.
§ 16. Ce métal déposé électriquement, peut être redissous par l’a*
ALBUMIXATE d'aBGENT DU PAPIER POSITIF.
eide nitrique, jusqu’à ce que le sous-iodure reste à nu, mais résiste à l’action dissolvante de l’acide. Cette affinité électrique pour l’agent métallique, à quelque degré'que ce soit, n’est pas détruite quand on applique de nouveau le corps renforçant, contenant la quantité nécessaire de solution d’argent, le dépôt commence et peut être poursuivi et étendu indéfiniment à la lumière du jour.
L’action continue de la lumière semble diminuer la quantité du composé d’argent soluble dans l’acide acétique (19), que, pour le moment, on peut supposer être de l’oxyde d’argent (1Ü30 bis). La présence de ce corps est-elle indispensable à la production même de l’image? et sa disparition ou son absence n’est-elle pas le fait de la solarisation (1329) ou de la destruction de cette image, ou plutôt, la diminution de l’affinité électrique que possède le sous-iodure d’argent pour les molécules métalliques?
§ *17. H esfà désirer qu’on arrive à affirmer plus explicitement encore f existence de ce sous-iodure d’argent, qui forme la base de l’image photographique, et dont la composition peut être probablement représentée par la formule : Ag^ lo^ (238, III).
224. — ALBUMINATE D’ARGENT du Papier positif : (V. Monckhovex, 1803). [Phot.]. V. 49, III — 63, III.
§ 1. Plusieurs auteurs ont cru s’apercevoir que le papier positif albuminé contient, après sensibilisation, 3 substances distinctes : du chlorure (262), de l’albuminate (49, 111) et du nitrate d’argent. C'esf là une erreur, il n’y en a en réalité que deux : une combinaison transparente de chlorure d’argent avec l’albuminate et le nitrate d’argent.
§ 2. Pour le prouver, dissolvons du chlorure de sodium (277) dans de l’albumine (46) ; étendons ce liquide sur une lame de verre, laissons sécher, et sensibilisons au bain d’argent ordinaire (fig. 20, 21). 11 serait naturel de penser que nous obtiendrions une couche mate et opaline de substance sensible; cependant il n’en est rien. La couche reste transparente, et même au microscope, on ne découvre pas le grain du chlorure d’argent, comme on l’eût découvert si, au lieu d’employer de l’albumine, on se fût servi de collodion.
§ 3. La combinaison du chloroalbuminate d’argent est donc transparente, et par conséquent, il n’y a rien d’étonnant c^ue cette substance étendue en couche mince à la surface du papier positif (1097) en modifie la structure et produise, au châssis positif (240), des effets de coloration particuliers.
Les épreuves albuminées se virent plus difficilement sous l’or du bain colorant que celles sur papier salé, par deux raisons : la première, que les pores du tissu sont mécaniquement obturés par la couche de l’albumine, ce qui empêche la solution aurifère de pénétrer jusqu’au chlorure noirci pour agir sur lui.
Deuxièmement, la composition chloroalbuminée qui noircit et forme l’image, n’est pas de l’argent métallique.