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CHAMBRE AUTOMATIQUE POSITIVE

cette complication^ les déux épreuves s^y faisant en même temps sur une seule glace. Comme la première^ cette petite chambre donne des négatifs pouvant supporter une amplification de 100 à 130 fois en surface sans perdre de leur netteté; mais elle permet, en outre, de faire servir ces épreuves au stéréoscope. Les centres des 2 objectifs A, B sont placés à 0,070™“' l’un de bautre , c^est-à-dire à l’écartement moyen de nos deux pupilles, afin que les deux images produites soient telles qu’elles se peignent sur nos deux rétines , et puissent, par conséquent, nous donner dans le stéréoscope le même sentiment de relief que nous éprouvons en voyant la nature. L’angle sous-tendu par le champ de vision est de 30®.

§ 3. La chambre H KF se place sur un trépied ordinaire (1139, fig. 197), à 10 pas environ des objets dont on veut faire les premiers plans : le point de vue du tableau est choisi au moyen d’une alidade mobile DEF disposée à la partie supérieure de la chambre H K.

§ 4. L’alidade DF s’accroche sur le dessus de la chambre au moyen de deux boutons, elle porte à son milieu, un niveau à bulle d’air E, nécessaire pour donner l’horizontalité à l’appareil. Alors qu’on n’opère pas, cette alidade s’enlève et se place dans l’un des compartiments de la chambre noire, où elle s’accroche par le même moyen qu’à la surface supérieure.

La partie postérieure K S de la chambre a la forme d’un châssis négatif, muni de son volet G, portant un ressort T qui presse la glace contre des coins en verre, dont l’épaisseur et la position sont mathématiquement calculées sur la longueur exacte du foyer chimique. Un diaphragme V immobile sépare la chambre M en 2 parties RS parfaitement isolées.

§ 3. Les objectifs achromatiques (1011) simples (1014) A et B sont munis d'obturateurs (1013) N, et reçoivent leur fermeture par un système fort ingénieux représenté en X (fig. 293). PI sont les deux objectifs vus de face : ils sont fermés, en avant des lentilles, par des diaphragmes (302) fixes munis d’une très-petite ouverture centrale ; une targette CC (fig. 294 et 293) est articulée avec deux petits .excentriques, de façon qu’en la poussant brusquement à droite ou à gauche, on ferme ou l’on ouvre instantanément l’accès à la lumière, et cela sans aucune secousse.

§ 6. Cette chambre se renferme pour le travail qui se fait au collodion humide et pour le transport, dans un petit laboratoire portatif, dont nous donnerons plus tard la description, accompagnée des dessins nécessaires.

229. — CHAMBRE AUTOMATIQUE POSITIVE pour Stéréoscopes : (Bertsch, 1863). {Fhot.). Y. 223, 111.

§ 1 . Pour concilier deux conditions nécessaires à la vérité de la perspective, conditions qui sont: 1® de ne pas dépasser l’angle que peut embrasser le champ d’un bon objectif ; 2® de prendre les premiers

CHAMBHE AUTOMATIQUE TOSITIVE.

plans du paysage à la distance moyenne où se placent les artistes pour copier un ensemble^ il n’a pas fallu dépasser la dimension de 0,06 de côté pour chacune des deux épreuves que fournit la chambre automatique binoculaire.

Fig. 296.

Or, les positifs sur verre qui forment les épreuves stéréoscopiques ordinaires ont 0,08^= sur chaque face, il a donc été nécessaire d'arriver en quelques minutes à convertir les petits négatifs obtenus en stéréoscopes sur verre, plus grands que les types.

§ 2. Disons d’abord un mot des méthodes suivies pour faire les épreuves stéréoscopiques. On opère, en général, de deux manières ; soit avec un seul objectif faisant les deux épreuves l’une après l’autre, soit avec deux objectifs agissant simultanément. Dans le premier cas, il faut faire l’épreuve de droite sur le côté gauche de la glace, et celle de gauche sur le côté droit.

Si, dans ce cas, on n’a pas à couper la glace pour transposer les négatifs, il n’en est pas moins évident qu'on verra dans le stéréoscope, avec l’œil droit, ce qu’on aura vu dans la nature avec le gauche, ce qui n’est pas indifférent pour la vérité du relief.

§ 3. Quand on opère avec deux objectifs, il faut couper la glace pour transposer les images, afin de n’avoir pas des horizons plus près de l’œil que les premiers plans, et des creux en place de reliefs. L’inconvénient de voir d’un œil l’image des objets que dans la nature nous avons vus de l’autre, n’en subsiste pas moins. Une troisième cause d’erreur inhérente aux deux méthodes, c’est que, à cause de la dimension trop grande donnée aux deux négatifs, nous voyons dans le stéréoscope, comme nous verrions la nature, si nos yeux étaient écartés l’un de l’autre de 0,080'"*".

Par ces trois causes d’erreur, l’elfet pourra être tellement exagéré, que l’image stéréoscopique semblera composée de morceaux de carton sans épaisseur, ayant l’aspect des coulisses d’un théâtre d’enfant.

N» 7. Juillet 1863.

CHAMBRE AUTOMATIQUE FOSITIVE.

Voir au stéréoscope, dans les conditions exactes où nous voyons la nature, à l’écartement moyen des deux pupilles auquel nous devons le sentiment du relief ; y voir avec l’œil gauche l’image qui se peint sur notre rétine gauche, et avec l’œil droit ce que nous avons vu du même œil dans la nature, c’est faire un grand pas vers la vérité.

§ 4. L’instrument représenté (fig. 296), et que l’inventeur a nommé Chambre automatique positive pour stéréoscope, résout les diflérentes données de ce problème. On le place sur la plate-forme AB d"un pied P ordinaire d'atelier (1158, fig. 196); l’instrument en lui-même se compose d’une petite caisse oblongue en bois de sapin bien de fil ‘ et verni. Nous avons supposé dans la figure 296, que la partie supérieure de cette caisse était enlevée pour en faire voir l’aménagement intérieur. Elle est divisée suivant sa longueur par un diaphragme DF en deux portions égales, dont chacune contient dans son milieu I, fermé par un second diaphragme (502), un système optique O redresseur et amplifiant. Chacune des extrémités C F se termine par deux châssis négatifs en cuivre bien parallèles entre eux, mais d’inégale grandeur. Dans le plus petit G H, on place le double négatif de la chambre automatique (225, III), le côté collodionné en dedans ; dans l’autre D, dont on voit le côté C ouvert, on met une glace ou une feuille de verre taillée à la dimension ordinaire des stéréoscopes et préparée au collodion humide. On a eu soin de séparer, par un trait de diamant, le petit négatif en deux parties égales, que l’on met dans chacun des compartiments du châssis F. Chacun de ces compartiments porte son volet 'G H que l’on ouvre simultanément 'si l’opacité des deux épreuves négatives est la même, ou successivement 'et dans l’ordre nécessaire pour obtenir sur la glace en D, deux impressions d’égale force, avec des négatifs d’intensité différente.

§ 5. On expose à la lumière du ciel pendant quelques secondes, le côté F de l’appareil où se trouvent les 2 épreuves négatives, après avoir ouvert les volets GH, comme nous venons de le dire, et l’on obtient sur la glace collodionnée 2 images positives se touchant et qui, développées par les moyens ordinaires, donnent immédiatement une photographie stéréoscopique sur verre, redressée- et agrandie aux dimensions habituelles.

§ 6. Par l’effet de la nouvelle réfraction qu’éprouve la lumière en traversant le système optique O, les négatifs ont pivoté, pour ainsi dire, sur eux-mêmes sans se transposer, en sorte que l’effet n’est point interverti.

Déviées ensuite par les lentilles ou les prismes du stéréoscope (1350 — 1351 , fig. 241 à 246), les 2 épreuves présentent toujours, quoique plus grandes que les négatifs, leur centre à l’écartement des deux pupilles^ en sorte que ces images, que l’on obtient en quelques secondes, ne peuvent présenter ni déformation, ni fautes de perspective.

§ 7. Au moyen de cet instrument^ les négatifs ne subissent aucun

DÉVELOPPEMENT ÉNERGIQUE DES ÉPREUVES NÉGATIVES. 19l

contact^ et ne peuvent éprouver d'accidents^ aussi doit-on se garder de les vernir; quel que soit le vernis employé, il altère la netteté de l’image.

Un second avantage découle de ce que les pinceaux de lumière qui forment l'épreuve positive étant très-aigus et peu inclinés entre eux, cette épreuve peut être obtenue sans inconvénient pour sa netteté, sur un simple verre manquant de planimétrie.

On est dispensé, avec cet appareil, de la préparation toujours difficile et longue des couches de collodion sec ou d’albumine ; une épreuve stéréoscopique peut être tirée, développée, séchée, recouverte d’un verre mince et bordée d’un papier noir, c’est-à-dire prête à servir, en quelques minutes.

230. — DÉVELOPPEMENT ÉNERGIQUE des Epreuves négatives sur collodion, par L'ACIDE PYROGALLIQUE ET LE NITRATE D'ALUMINE : (La-

BORDE, 1863). [Fhot.)

§ 1. Le nitrate (259, III) et l’acétate d’alumine (243 111) fa-

vorisent extrêmement l’action développante des acides pyrogallique (1239) et gallique (724), au point même que ce dernier peut être employé, par cette méthode, à la révélation des négatifs sur collodion.

Tous les sels d’alumine n’ont pas cette propriété au même degré : ainsi, le formiate d’alumine (249 6^s, III), ajouté à la solution d’acide pyrogallique , est à peine versé sur l’épreuve , que celle-ci se développe dans tous ses détails. Le nitrate (239, III) et l’acétate d’alumine agissent moins promptement, et le sulfate (263 bis, III) plus lentement encore.

Voici comment il faut employer le nitrate d’alumine :

§ 2. Eau ■ 300 gr.

Nitrate d’alumine (259, III) 1.50

Acide pyrogallique (1239) 1

Le nitrate d'alumina que l’on emploie doit être bien pur et exempt de fer, on le fait dissoudre dans l’eau, et on filtre si le liquide paraît laiteux. Cette solution peut alors se conserver sans s’altérer, mais il ne faut jamais opérer qu’avec une solution fraîche, par conséquent, ne pas y ajouter l'acide pyrogallique trop longtemps d’avance.

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