ÉPREUVES NÉGATIVES INSTANTANÉES
En mettant an point le modèle, 'on place le pied portant l’écran au-devant de l’objectif, et on rajuste en se guidant sur la glace dépolie, de manière à entourer le portrait à la dimension et à la place voulues. On peut toujours rapprocher assez l’écran de la chambre noire pour obtenir les bords de l’ouverture assez flous, pour produire une dégradation parfaite.
§ 3. On fait l’épreuve et on la renforce comme d’habitude. On tire alors sans précaution, les positifs sont parfaits.
Un fond blanc ou gris clair est nécessaire derrière le modèle. En variant la grandeur de l’ouverture, on répond à tous les besoins qui peuvent se présenter; en en variant la forme, on peut changer également celle du fond dégradé.
§ 4. Cette invention peut être appliquée à la reproduction des tableaux dans le cas, assez fréquent, où l’on veut que le photographe ^ fasse une épreuve dégradée, en reproduisant un portrait en buste ou en pied à fond plein.
231 bis. — ÉPREUVES NÉGATIVES INSTANTANÉES mises à la portée de tous les amateurs : (J. Savard, 1863). {Phot.).\. 335 — 336 —337.
§ 1. Depuis quelque temps, la photographie instantanée est à l’ordre du jour et devient le désir le plus ardent de tous ceux qui s’occupent de cet art; quelques maîtres seulement ont pu l’obtenir. Des manipulations plus ou moins compliquées se colportent sous le sceau du secret ; de nouveaux produits chimiques sont répandus dans le commerce, comme devant produire, quand même, l’instantanéité, et ne donnent à la plupart de ceux qui les achètent, souvent fort cher, que de cruelles déceptions.
Pourquoi faire tant de mystère? pourquoi aller chercher si loin dans la science chimique ce que l’on a sous la main depuis la naissance de la photographie sur verre?
§ 2. En effet, avec les produits dont on s’est servi dès l’origine, on arrive sûrement à l’instantanéité tant désirée , en observant seulement quelques conditions indispensables au succès : conditions que je vais essayer d’énumérer.
Qu’on me permette, tout d’abord, de diviser ces conditions en suivant l'ordre des opérations ordinaires pour obtenir un négatif sur collodion.
C’est, à mon avis, le seul moyen d’être bien compris.
Comme je ne m’adresse ici qu’aux amateurs initiés à la photographie, je n’entrerai que dans les détails indispensables à l’instantanéité.
§ 3. Collodion normal.
Le préparer, au moins 15 jours avant de s’en servir, avec :
Éther sulfurique rectifié (657) à 56». . , . . . 170 c.c. Coton-poudre (409) 2 gr. à 2«'’*40
agiter et ajouter :
Alcool de vin rectifié (68) à 36® 30 c. ç.