OBJECTIFS GLOBULAIRES
mêmes produits chimiques^ en face d’une vue étendue, sous la lumière d’un soleil vif, ne pourra plus être ouvert et fermé assez vite. L’immense volume de lumière reflétée par une surface aussi grande et aussi spacieuse, étant concentrée sur une plaque de même dimension que dans le premier cas, produira une action trop violente; enfin, par la nature même de l’instrument, les objets près et loin no pourront être mis au foyer en même temps.
§ 3. L’œil humain (1020), quand la tête est en repos, embrasse un angle visuel (97) d’au moins 70® ou 80®. La totalité de cet angle n’est pas vue nettement d’un seul coup, mais peut être examinée en détail par un mouvement rotatoire toujours involontaire de Tœil dans son orbite : Vangle actuel de vision nette compris à chaque instant étant seulement de 1® à 2®.
C’est ce qui explique que l’épreuve d’un paysage, par exemple, pour occuper l’œil et paraître une vraie représentation de la nature, devrait compter un angle d’au moins 60®. Or, les instruments ordinaires dont on s’est servi jusqu'à présent, ne peuvent embrasser un angle de plus de la moitié de cette quantité (30®) et de là est venue cette critique très-juste , que les vues photographiques ne représentent que des morceaux de scène et non des tableaux naturels.
§ 4. Un des souhaits des photographes était donc d’avoir un instrument qui pût embrasser un grand angle et satisfaire ainsi au désir des yeux ; mais tous les efforts faits dans cette direction furent infructueux, le plus grand défaut était la distorsion des lignes marginales. L’objectif aplanatic[ue de Gmbh est capable d’embrasser un * angle de 70®, mais les lignes sont tellement courbées que la majeure partie de l’image est hors de service.
L’objectif panoramique de Sutton (121, 111), une sphère de verre remplie d’eau, embrasse un angle très-grand (plus de 100®), mais l’épreuve doit être faite sur des glaces courbes, ce qui nécessite un matériel spécial; et dans le cas des épreuves d’architecture, les lignes droites sont encore courbées, à moins que Tépreuvéne reste fixée à la plaque courbe sur laquelle elle est produite, et ne soit vue près du centre de cette courbure.
§ .'i. Les objectifs globulaires nouveaux consistent en deux lentilles ménisques (876, § 6, C) achromatiques (2i) placées avec leurs côtés concaves en regard, et faites de telle sorte que la surface courbe du dehors soit comprise dans une sphère parfaite. La lumière est admise par une ouverture placée à mi-distance entre les deux lentilles, c’està-dire au centre exact de la sphère extérieure.
A et B, fig. 300, sont les lentilles ménisques, et C le centre ouvert par où passent les rayons lumineux.
Le foyer d’une lentille globulaire de 0“.04 de diamètre est de 0^.08 pour les objets éloignés, mesurés de la surface postérieure de la lentille de derrière à la glace dépolie D. Le cercle de lumière produit à 0*".15 de diamètre, au milieu duquel on peut découper