PAPIER POSITIF A LA GUTTA-PEKOHA
Les lignes ponctuées æx, fig. 300, représentent un pinceau de lumière, du diamètre de l'ouverture, passant par l’axe de rinstrument, et y ^ représentent un pinceau de lumière passant obliquement parla même ouverture; sans doute la surface du centre seul est plus grande, mais comme il traverse un verre beaucoup plus épais que le rayon yy, l’effet utile des deux ne peut-il être égalisé? ^
262. — PAPIER POSITIF A LA GUTTA-PERCHA : (A. Arxstein, 1863). iPhot.). V. 763.
§ 1. On place dans un matras (920) de la gufta-percha (765) coupée en petits morceaux, et on verse, assez de benzine (152) dessus pour la convertir en solution épaisse. On cbauffe avec précaution au bainmarie jusqu’à ce que la gutta paraisse dissoute, et on filtre pour extraire le liquide.
§ 2. On conserve dans un endroit humide la pâte que l’on récolte sur le filtre.
Pour préparer le bain obturant les pores du papier, on dissout :
De la pâte ci-dessus lgr.50 à 2 gr.
dans :
Benzine (152) 100 gr.
On y laisse tremper le papier 2' et l'on suspend à sécher, ce qui demande 24 à 48 heures, suivant la saison et la température.
§ 3. Les épreuves obtenues sur ce papier ont une couleur qui
rappelle celle de l’encre d’impression. Pour le salage du papier on emploie :
Chlorhydrate d’ammoniaque ;25.‘î) 2 gr.
Eau 100
La solution sensibilisatrice est composée do :
Nitrate d’argent (983) 10 gr.
Eau 100
mais on peut y ajouter pour améliorer le ton de l'épreuve :
Colle de poisson (TOô') ler-94
FMÜTOC-RAPHIE ASTRONOMIyLE.
§ 4. Fixez à la manière ordinaire (670). Le bain d’acétate est com-
posé de :
Acétate de soude (14) lOOgr.
Eau 600
§ 5. Le bain de virage est composé de :
Chlorure d’or (273) 06^.50
Borax (182). lgr-250
Eau .300
On le prépare quelques jours avant de s’en servir.
Fixez avec :
Hyposulfite de soude (795) 15 gr.
Eau 100
Lavez à plusieurs eaux pendant 2 ou 3 heures.
263. — PHOTOGRAPHIE ASTRONOMIQUE ( Epreuves négatives lavées): (H. Draper, 1863). (Phot.). Y. 1148.
§ 1 . La méthode de lavage des couches de collodion humide (255, 111) apporte une grande facilité de manipulation dans la préparation des plaques destinées aux opérations astronomiques. Ces plaques peuvent être préparées en grand nombre le soir, et l’on a la faculté de les laisser plusieurs heures dans des cuvettes d’eau, si c'est nécessaire. Pour photographier la lune, par exemple, si les nuages s’interposent et gênent une opération, on a toujours une plaque prête à tout moment.
§ 2. La diminution de sensibilité de la pla({ue n'est pas si grande qu’on le croit, et pour prendre des épreuves de la lune, si nous mettons à part la puissance relative des insiruments employés, il ne faut pas sensiblement un temps plus long qu’avec une glace non lavée.
Cette différence paraît plus sensible parce que les plaques lavées demandent beaucoup plus de temps pour laisser développer l’image. L’épreuve ne sort pas tout d’un coup comme sur les plaques non lavées, car le développement doit rester en contact avec la glace 30' au moins, et l'épreuve se développant pendant ce temps, les parties claires restent parfaitement pures et sans voile. Les noirs ne sont pas amenés à une densité aussi grande, mais comme les clairs sont d’une pureté absolue, l’épreuve positive finit par t*tre aussi intense qu’avec les autres procédés.
§ 3. Pour la photographie astronomique, il faut employer un bon l'ollodion plongé dans un bain neutre on acide de :
Eau distillée 100 gr.
Azotate d’argent (983) 6
La glace est lavée avant l’exposition. Au retour' de la chambre noire, on la place de nouveau sous le robinet, puis on y verse la solution d’acide pyrogallique (1239) et de nitrate d’argent.
Le développement se fait ainsi :
^ { Acide pyrogallique (1239) 4g'’-60
A- i Alcool (68X . 100
SyiFATE d’alumine.
l Nitrate d’argent (983).' lgf-30
B. I Acide citrique (299) .3ir-25
( Eau distillée 100
On prend pour verser sur la glace :
Eau 8 gr.
A 2 gouttes.
§ 4. Le développement est très-lent, pouvant durer souvent 30'. Il suit le temps d’exposition, qui est aussi plus long qu’avec d’autres procédés, au moins d’un tiers.
Mais pour les épreuves astronomiques, rien ne vaut cette méthode qui produit des épreuves d’une extrême finesse avec la plus grande limpidité, sans aucune trace de voile.
Ce procédé est excellent pour reproduire des gravures ou les épreuves photographiques.
264. —.PHOTOLITHOGRAPHIE. {Grav. hél.), V. 892 — 893 — 894 895 — 896 — 1152 — 204,111.