CARACTÈRE DC VERRE
du pouvoir actinique, ou valeur de a.
1® Bleu-vert, plaque de verre de couleur
moyennement épaisse
0,50 au moins.
2^ Jaune-vert, verre de couleur pâle. . . . 3" Vert d’herbe, verre de moyenne intensité comme couleur, ou presque au terme moyen de l’épaisseur de teinte
0,25 à peu près.
que présente le verre à vitre commun.
§ 10. Tablé présentant la quantité de pouvoir aet inique transmise à travers les différentes épaisseurs de verre vert.
Epaisseur de la glace en centinièt., ou valeur de t.
PARTIE RESTANTE DU POUVOIR ACTINIQUE DE LA LUMIÈRE après sou passage à travers l’cpaissenr t ou valeur de a t.
Lorsque « = 0,15.
Lorsque « = 0,25.
3 pouces (257, III). . .
§ 11. Lorsque a *=0,15 pour une unité d’épaisseur de 0,003, une épaisseur de 0,365 donnera a^ = 0,5, et si nous prenons cette dernière épaisseur comme unité, a devient = 0,5, de sorte que dans ce cas, si l’on se sert d’un verre couleur vert d’herbe, semblable à celui qui a servi aux expériences, nous aurons une portion au centre 0,365, et une longueur focale d’à peu près 0,8*^. 85.
DE
268. — ABERRATION DE RÉFRANGIBILITÉ (moyen de s’assurer qu’elle est corrigée). {Opt.). V. 1 — 280, § 10, III.
269. — ABERRATION DE SPHÉRICITÉ (moyen de s’assurer qu’elle est corrigée). {Opt.). V. 2 —280, § 10, III.
270. — ACTION DES SOLUTIONS COLORÉES sur le spectre : (D. Brew-
STER, 1862). {Opt.). V. 1347.
§ 1. Certaines solutions altèrent ou éteignent une ou plusieurs des couleurs du spectre ; parmi elles, il faut remarquer les solutions alcooliques de racine d’orcanette, de chica et de sirop de violette, qui toutes présentent un pouvoir absorbant, mais agissent chacune sur une partie différente du spectre.
§ 2. Les sels colorés dissous dans l’eau offrent des résultats analo- 9. Septembre 1863. 20
ALBUMINE NÉGATIVE (rÔLE DE l’).
gués dignes d’étude^ au point de vue optique et au point de vue photographique. Une des singularités de quelques-unes de ces solutions, c’est de convertir en violet (1497) le bleu (171) du spectre : ce qui prouve l’existence de rayons rouges dans la partie bleue (171) du spectre solaire (1347).
271. — ALBUMINE NÉGATIVE DANS LES AGRANDISSEMENTS (Rôle de r) : (H. De La Blanchère, 1863). {Phot.)
§ 1. Lorsqu'on agrandit une épreuve négative sur collodion, la texture intime de la couche est grossie comme le reste; or, il est extrêmement rare que la structure de la couche fournie par la solution de pyroxyle soit assez épurée pour ne pas offrir des rugosités, des impuretés, et même une trame spéciale, ce qui produit une image d’autant plus grossière qu’elle subit un plus fort grossissement. Si, maintenant, on compare l’albumine au collodion, on voit qu’avec une constitution non floconneuse et non filamenteuse, comme celle du coton, l’albumine (46) négative, non-seulement fournit une couche extrêmement pure, unie et non feutrée , mais encore reste pure et très-homogène après l’opération de l’agrandissement; malheureusement elle exige une pose très-longue, et malgré qu’elle compense ce défaut par de très-bons résultats, cette difficulté d’impressionnement est trèssouvent une cause d'embarras, et toujours une grande perte de temps, appréciable surtout dans les pays peu favorisés par le soleil.
§ 2. Il importerait donc extrêmement, au point où en est arrivée la science photographique, de trouver un accélérateur ou un développateur énergique qui permît de faire de l’albumine négative la couche par excellence des négatifs agrandis. Le jour où ce progrès sera réalisé, un pas considérable sera fait dans la photographie, non parce qu’on pourra reproduire des têtes humaines ou d'autres objets aussi ou plus grands que nature, mais parce qu’on aura vaincu, par un moyen détourné il est vrai, un obstacle réel, c’est-à-dire la distorsion produite par les lentilles (876) de grande ouverture; cette distorsion étant jusqu’à présent, en effet, le défaut capital reproché aux images directes de grandes dimensions, défaut inhérent à leur production même par les gros objectifs (1011). Maintenant que l’image première est obtenue par des rayons presque parallèles frappant sur une petite surface lenticulaire, les types sont exacts, vrais, non déformés et peuvent être mathématiquement grandis sans déformation (921 — 104, III).
§ 3. Dans cette question importante, la production des portraits est très-secondaire : la vraie et sérieuse application du mégascope (921) ou appareil grossissant photographique, est celle de la reproduction d’un objet dans une . dimension donnée, plus petite, plus grande ou égale.
Pour réussir à ces agrandissements réguliers et d’un emploi utilisable, il faut passer d’abord par l’épreuve négative microscopique ou au
ALBUMINE NÉGATIVE (rÔLE DE L').
moins très-petite^ telle que la donne une chambre automatique (223, III) quelconque ; c"est cette épreuve que l’on peut appeler le type, et quant à l’agrandissement de ce type, ce n’est plus qu’une question très-simple de calcul (1279 — 1280).
§ 4. Ainsi donc, voilà encore une grande voie ouverte; il sulTit à présent de l’adapter à mille utilités de la science et des arts; par exemple, à la réduction des cartes géographiques, à leur amplification, à celle des plans et coupes d’architecture, aux gravures, tableaux, à la gravure héliographique, etc. (752 à 759). Employée de cette manière, la lumière devient un pantographe merveilleux et universel dont les applications aux progrès de l’humanité sont infinies.
§ 5. Rentrant dans le domaine technique, il faut qu’on ne perde pas de vue que, bien préparée et exempte de poussière, l’albumine (46) répandue également sur une glace bien polie, ne présente aucune apparence de réseau, alors surtout que le fixage ou enlèvement de l’iodure d’argent (837) non impressionné a été fait par l’hyposulfite de soude (795), et non par le cyanure de potassium (456).
C’est à M. Bertsch que l’on doit cette remarque, et ses travaux sur cette matière lui permettent d’affirmer qu’une telle couche supporte facilement un grossissement de cent diamètres; c’est-à-dire qu’un portrait en pied de 0"^.018 pourrait être reproduit en grandeur naturelle sans offrir ni réseau de texture, ni déformation de lignes venant de la couche même du subjectile.
§ 6. Malheureuseinent, la lenteur d’impressionnement est, comme nous l’avons fait observer en commençant, un obstacle non absolu, mais relatif, et d’autant plus sensible que l’exploitation industrielle des procédés d’amplification doit se faire sur une plus vaste échelle. Tant qu’il ne s’agit que de l’agrandissement d’un portrait, agrandissement qui n’excède pas 20 à 25 diamètres, le collodion bien reposé et de bonne qualité est très-suffisant, la couche agrandie ne présentant pas encore assez de stries ou de rugosités pour donner une image sans emploi; mais quand on doit dépasser cette proportion, on arrive à une image grandie fruste et grossière, qui ne peut servir que de canevas à un dessin manuel. C’est l’effet d’une esquisse au fusain sur laquelle on doit préciser le trait pour arrêter les vraies formes. Certes, une retouche adroite et en même temps hardie peut tirer parti de cette esquisse et peindre sur elle un portrait ressemblant, mais à cet emploi seul doit se borner, en ce moment, l’usage du collodion dans les grossissements un peu considérables.
§ 7. Nous pouvons donc résumer l’état actuel de'nos moyens, en mettant d’un côté : lenteur de pose, mais pureté toujours exploitable de l’épreuve; de l’autre, rapidité d’impression, mais grossièreté du produit. Une telle comparaison permet d’affirmer, au premier coupd’œil, que la photographie n’est qu’au début de la voie d’application que nous signalions tout-à-l’heure, et qu’il faut, ou trouver une nouvelle substance inerte, un nouveau subjectile approprié, ou sinon.